Test du dictionnaire

Faites un test, ouvrez un dictionnaire ou allez sur internet et cherchez le sens du mot volonté, vous trouverez cette définition : « Faculté de se déterminer librement à certains actes » pour la version papier et « faculté d’exercer un libre choix gouverné par la raison, autrement dit la faculté qu’a la raison de déterminer une action d’après des normes ou des principes » pour Wikipédia.

Vous accepterez sans doute ces définitions comme étant vraies et inattaquables.
A partir de ce postulat vous vous dites certainement que si vous possédez suffisamment de volonté, tout est à votre portée. Ne dit-on pas d’ailleurs « Quand on veut, on peut ».

Rien n’est plus inexact et cette volonté, dont vous êtes si fier, cédera toujours le pas à votre imagination. Croyez-moi, cette règle « absolue » n’est pas sujette à discussion.
« Pour qui se prend-il ? » Vous direz-vous en me ressortant le vieil adage « Quand on veut, on peut ». Inutile de perdre du temps, passons directement aux exemples et vous comprendrez rapidement de quoi je parle. D’ailleurs, pour vous en convaincre, regardez autour de vous et observez ce que vous voyez.

L’exemple de la planche

L’exemple le plus simple est celui de la planche, si je pose une planche de 5 m de long et de 25 cm de large sur le sol, marcher dessus ne vous posera aucun problème. Modifions un peu les conditions du test et posons cette planche entre deux immeubles à 5 étages du sol, combien reste-t-il de volontaire pour s’aventurer dessus ?

Je sais, vous me direz que la planche va bouger et « c’est ça qui va vous faire tomber ». D’accord, alors remplaçons cette planche par un mur parfaitement rigide, et maintenant qui est-ce qui s’aventure dessus ?

Ah ! J’ai oublié, cette fois, vous allez me dire qu’à une telle hauteur, il y a du vent et que « c’est ça qui va vous faire tomber ». Je vous entends bien, mettons ce mur à l’intérieur d’une grande pièce, à l’abri du vent et pour que ce soit facile à réaliser, contentons-nous d’un mur de 4 mètres de hauteur. Et maintenant, qu’est-ce que vous allez me trouver comme excuse ?

Vous n’auriez pas parcouru deux mètres que vous vous mettriez à douter de vous et que, malgré toute la volonté dont vous pourriez faire preuve, vous arrêteriez l’expérience ou vous tomberiez.
Bien sûr, si vous êtes équilibriste, vous passerez sans encombre mais faites-le moi savoir et je vous trouverai une autre « épreuve » qui, elle, ne sera pas dans votre spécialité.

La vraie question

La vraie question n’est pas là, mais dans le fait suivant : Pourquoi ne tombez-vous pas si la planche est sur le sol et pourquoi tombez-vous si elle est en hauteur ?
La réponse est très simple, dans le premier cas, vous vous imaginez en train de marcher voire de courir d’un bout à l’autre de la planche mais dans le second vous prenez conscience du risque et vous imaginez que vous ne pouvez pas le faire. Votre imagination vient de vous envoyer une image de chute et, si vous insistez un peu dans cette voie, votre imagination vous envoie l’image des conséquences de cette chute. Plus ces images seront présentes à votre esprit, plus il vous deviendra difficile d’avancer.

Rassurez-vous, votre imagination peut également être un formidable outil.

Émile Coué en était parfaitement conscient quand il a inventé sa fameuse formule que vous pouvez noter dans votre journal de bord :

« Tous les jours, à tous points de vue, je vais de mieux en mieux »

Répétez la 20 fois tous les matins, votre imagination fera le reste. Pour vous simplifier la vie et parce qu’il n’est pas toujours simple de compter en pensant à autre chose, je vous conseille de faire 20 nœuds sur une petite corde et de l’utiliser à la manière d’un chapelet.
Ne vous posez pas de questions, faites-le, qu’est-ce que vous risquez, à part de vous sentir beaucoup mieux.
Dans mon prochain article, je reviendrai sur ce concept.