Pour mieux comprendre

Quoi de mieux qu’une histoire pour bien comprendre un nouveau concept, laissez-moi vous en raconter une. Cette petite histoire est une analyse du comportement de chaque type psychologique.
Comme nous le verrons par la suite, cette analyse du comportement vous permettra de mieux comprendre ces quatre planètes aussi différentes les unes des autres qui caractérisent les types psychologiques. Nous aborderons leurs règles, leur langage, leur univers…

Venons-en à mon histoire.

Elle se passe dans un pays inconnu, au Moyen Âge peut-être.
Un souverain convoque son bourreau au sujet de l’exécution prochaine de quatre condamnés à mort, l’histoire ne nous dit pas pourquoi ils sont condamnés mais ils ont sans doute manqué de respect au Roi…
– Il faut que mon peuple sache ce que ça coûte de s’opposer à moi et de ne pas respecter mes lois. Je veux que tu inventes un procédé de mise à mort qui marquera les esprits et dont tout le monde parlera.
Le bourreau qui a l’habitude des exécutions simples consulte ses assistants et, tous, se creusent la tête. Quelques jours plus tard, le bourreau revient vers le monarque et lui présente une maquette. Un instrument de mort rapide qui frappera tous les esprits quand il s’en servira. Une guillotine composée de quatre couperets qui tomberont tous en même temps.
– Que me présentes-tu là, bourreau ?
– Majesté, cette machine est extraordinaire, quand je manœuvrerai ce levier, les quatre lames descendront en même temps et les quatre têtes rouleront à vos pieds devant les yeux de votre peuple qui ne pourra que reconnaitre votre puissance.
– Je suis satisfait, bourreau. Organise cette exécution le plus rapidement possible.
Le jour de l’exécution arrive, le peuple est réuni sur la place où se déroule la mise à mort. Très sûr de lui, le bourreau actionne le levier mais à la consternation générale rien ne se passe. Il manœuvre le levier à plusieurs reprises mais il faut bien se rendre à l’évidence, les quatre couperets restent obstinément à leur place.

Le roi commence à être furieux mais son conseiller se penche vers lui et lui murmure à l’oreille.
– Majesté, c’est un signe. Graciez les condamnés et votre peuple saura que vous respectez les signes et que vous faites preuve de mansuétude. L’opinion publique ne pourra que vous être favorable.
Le roi est en colère mais il analyse la sagesse des paroles de son conseiller et convoque le bourreau.
– Annonce aux condamnés que grâce à ce signe du destin, ils sont libres.
Le bourreau va trouver chacun des quatre condamnés et leur annonce
– Le destin vous a épargnés, la machine n’ayant pas fonctionné. Dans sa grande mansuétude, le Roi a décidé que vous êtes graciés.

Le premier d’entre eux que nous appellerons Dominant réplique immédiatement en toisant le bourreau.
– Tu es un incapable, c’est inadmissible, je n’ai vraiment pas de temps à perdre avec des imbécillités pareilles. Si j’étais à la place du Roi, c’est toi que je mettrais sur cette machine mais avec un vrai bourreau.
Sur ce, il tourne les talons et s’écarte d’un pas énergique et décidé.

Le second que nous appellerons Influent, lui serre la main.
– Je ne suis pas surpris, je savais qu’il allait se passer quelque chose! Profitons-en, on va arroser ça tous ensemble, ça se fête.
Il serre dans ses bras le bourreau et les autres condamnés. Puis il invite tout le monde à fêter cet événement inattendu, les condamnés, le bourreau, le peuple présent et même le Roi. Il en profite pour donner sa carte de visite au bourreau pour qu’il la remette au Roi. Maintenant qu’ils ont un point en commun pourquoi ne pas en profiter pour mieux se connaitre.

Le troisième condamné que nous appellerons Stable prend le temps de réfléchir à la situation, il sent bien que le bourreau est dans une fâcheuse posture. Malgré les apparences, le Roi va chercher un coupable et il sera facile à trouver. Il s’assied à côté de lui et prend la parole.
– Ne te fais pas de soucis, nous avons tous vu que ce n’est pas de ta faute. Nous allons faire quelque chose pour toi et le Roi va te pardonner.
Presque timidement par rapport à l’assurance des deux premiers graciés, il s’adresse aux trois autres condamnés et leur demande tranquillement.
– Maintenant qu’on est graciés, qu’est-ce qu’on pourrait faire pour aider ce pauvre bourreau?
Et il reste assis à côté du bourreau en attendant que ce dernier se sente mieux.

Le quatrième que nous appellerons Conforme ne dit rien. Il prend le temps de scruter attentivement la machine. Au bout de quelques minutes, le bourreau n’en peut plus et, étonné, lui demande.
– Mais, tu es gracié et tu n’as rien à dire ?
Les autres condamnés le regardent et insistent.
– C’est tout l’effet que ça te fait, on a failli mourir.
Le Conforme très concentré sur la machine, se tourne vers le bourreau en montrant le mécanisme du doigt et il prend, enfin, la parole.
– Je peux vous dire pourquoi cette machine n’a pas fonctionné…

Certes, cette histoire est caricaturale, ne serait-ce que parce que nous sommes tous le résultat d’un savant mélange des quatre types que je viens d’évoquer. Bien qu’il existe chez certains des dominantes très marquées, nous dirons que c’était le cas de nos condamnés.
Quoiqu’il en soit, à travers cette analyse du comportement, elle permet de bien se rendre compte des différentes manières de se comporter de chacun des types psychologiques.

Moralité

L’intérêt de cette histoire est de vous démontrer qu’en matière de comportement nous n’avons pas à faire à de « petites » différences. Mais que, suivant le type de chacun, nous nous trouvons en face de quatre planètes différentes et que sur chacune de ces planètes les comportements et le langage ne sont pas du tout les mêmes.

Imaginez simplement une salle dans laquelle se trouvent un français, un anglais, un allemand et un italien. Ils auront le plus grand mal à communiquer entre eux s’ils n’apprennent pas le langage des trois autres.
Dans la vie de tous les jours, nous parlerons pour définir nos interlocuteurs de dominantes.
Nous chercherons à nous occuper des « traits » les plus marquants de chacun afin d’apprendre leur langage et de mieux communiquer avec eux. C’est ce que nous allons faire dans les articles qui suivent en cherchant à comprendre comment tirer parti cette analyse du comportement.

Il existe une règle : Ne traitez pas les gens comme vous aimeriez être traité mais traitez-les comme ils ont besoin d’être traités.