Savoir changer d’avis quand les faits le justifient

Bill Parker, agent commercial dans l’agroalimentaire à Daytona Beach, en Floride, était enthousiasmé par la nouvelle gamme de produits que sa compagnie introduisait sur le marché. Quelle ne fut pas sa déception de se les voir refusés par le directeur d’un grand supermarché. Ce refus lui étant resté sur le cœur, il décida de tenter à nouveau sa chance et de retourner au magasin avant de rentrer chez lui, ce soir-là.

  • Jack, dit-il, depuis que je vous ai quitté ce matin, j’ai compris que je ne vous avais pas donné une image assez précise de notre nouvelle gamme de produits. Je vous serais reconnaissant de m’accorder un peu de votre temps pour que je puisse vous donner plus de détails. Je sais que vous êtes toujours prêt à écouter et que vous êtes capable de changer d’avis quand les faits le justifient.

Comment Jack aurait-il pu refuser, avec une pareille réputation à mériter ?

 

Savoir valoriser le travail des autres

Un matin, le docteur Martin Fitzhugh, dentiste à Dublin, en Irlande, reçut un choc lorsque l’une de ses patientes lui fit remarquer que son porte gobelet en métal n’était pas très propre. Il est vrai que la patiente se rinçait la bouche avec le gobelet en carton et non avec son support, mais un dentiste se doit d’utiliser un équipement impeccable.

Après le départ de sa cliente, le docteur Fitzhugh écrit un mot à Bridgit, sa femme de ménage, qui vient nettoyer son cabinet deux fois par semaine :

  • Chère Bridgit, Je vous vois rarement, mais je tiens à vous remercier pour votre excellent travail. A propos, j’ai pensé que deux heures deux fois par semaine ne suffisaient peut-être pas pour faire tout ce que je vous demande et pour vous attarder à de petits détails, comme astiquer le porte gobelet, par exemple. Vous pourriez, si vous le souhaitez, faire de temps à autre une demi-heure supplémentaire que je vous réglerais, naturellement.

Le lendemain, en arrivant, raconte le docteur Fitzhugh, je vois que mon bureau et mon fauteuil ont été parfaitement astiqués. En entrant dans le cabinet, je remarque que le porte gobelet est impeccablement propre. J’ai donné à ma femme de ménage une réputation à mériter et cela a suffi à décupler ses efforts. A-t-elle réclamé du temps supplémentaire ? Pas du tout.

 

Le rôle difficile de leader

Quand Mme Ruth Hopkins, institutrice à Brooklyn, regarda la liste de ses élèves le jour de la rentrée, l’anxiété vint tempérer son enthousiasme et sa joie. Elle allait avoir Tommy dans sa classe, cette année, l’élève qui avait la plus mauvaise réputation de l’établissement. Son institutrice, l’année précédente, n’avait cessé de se plaindre de lui à ses collègues, au directeur et à tous ceux qui désiraient l’entendre. II était infernal et causait tous les problèmes de discipline de la classe. Il cherchait la bagarre avec les autres garçons, taquinait les filles et se montrait impertinent avec la maîtresse. Son seul point fort était sa capacité à apprendre et à travailler rapidement.

Mme Hopkins décida de s’attaquer au ‘cas’ Tommy sans tarder. En accueillant ses nouveaux élèves, elle fit à chacun un compliment.

  • Rose, quelle jolie robe tu portes là !
  • Alicia, il paraît que tu fais de beaux dessins.

En arrivant à Tommy, elle le regarda droit dans les yeux et lui dit :

  • Tommy, je sais que tu es toujours en tête. Je compte sur toi pour m’aider à faire de cette classe la meilleure huitième de l’année.

Elle insista encore les premiers jours, le complimentant sur ce qu’il faisait et soulignant le bon élève qu’il était. Avec une telle réputation à mériter, l’enfant ne pouvait la décevoir. C’est ce qui est arrivé.

Si vous voulez exceller dans le rôle difficile de leader qui veut modifier l’attitude ou le comportement des autres, utilisez-le…

 

PRINCIPE 28 : Donnez une belle réputation à mériter