Action plutôt que théorie

En cette période de reprise d’activité, plutôt que de continuer à vous parler de théorie sur les différentes méthodes de communication, je vais désormais vous parler de mise en application pratique de ces méthodes. En commençant par comment « Réussir un tutorat en entreprise »

Je reprendrai, jour après jour, les formations et les coachings que j’ai animés ces dernières années, en essayant de me rapprocher au maximum de l’actualité ou des besoins de chacun.

J’envisage de mettre chacun de mes dossiers en ligne, ce qui vous permettra d’assister à la formation sous forme de e-learning et ainsi, de télécharger l’intégralité de la formation sous forme de diaporamas et de vidéos reprenant toute la formation comme si vous assistiez réellement au cour.

Une version sera prochainement disponible pour les consultants et les formateurs, identique à la précédente, cette version sera basée sur les diaporamas originaux et donc entièrement personnalisable.

 

Le contrat de génération

En écoutant l’actualité politique de ces derniers jours, en dehors de tout point de vue partisan qui n’aurait pas sa place ici, je m’aperçois que le problème du « tutorat en entreprise » prend toute sa place.

C’est une formation que j’ai été appelé à animer à de nombreuses reprises dans plusieurs grands groupes, en particulier dans des centres d’appels. En effet, dans ces derniers, le turn-over est primordial et sans une politique d’intégration efficace la fidélité du personnel est un vrai problème.

En France, il semblerait que le besoin soit légèrement différent et que cette formation pourrait idéalement s’appliquer aux « Contrats de génération »

Présenté aux partenaires sociaux comme « une idée simple et ambitieuse », c’est également la principale mesure pour l’emploi que portait François Hollande lors de sa campagne présidentielle. Un dispositif qui subventionne, dans les PME, l’embauche d’un jeune réalisée concomitamment au maintien d’un senior dans l’entreprise. « Afin que l’amélioration de l’accès des jeunes à l’emploi durable ne résulte pas d’une stratégie consistant à pousser les salariés seniors hors du marché du travail ».

 

Besoin de compétences multiples

L’idéal serait que cette loi ne se contente pas de maintenir l’emploi d’un senior et d’un junior simultanément, mais surtout qu’à travers un « tutorat réussi », la transmission de savoir se passe le mieux possible.

Pour cela, nous avons besoin de compétences multiples, tant du côté du « tuteur » que du côté du « tutoré ».

A partir d’aujourd’hui et dans les jours qui suivent, nous allons voir comment « réussir son tutorat en entreprise », le rôle et les missions du tuteur, les enjeux du tutorat pour l’entreprise et la valorisation de la fonction.

 

Commençons par le début

Qu’est-ce que le tutorat (en entreprise) ?

On parle de tutorat quand « un apprenant est mis en doublure, de façon plus ou moins permanente, avec un professionnel compétent, qui se centre sur le transfert de ses propres compétences ». Le tutorat peut aussi être vu comme une forme organisée de  transmission, voire de production, de compétences  dans l’entreprise par les salariés eux-mêmes.

Source : Les Fiches pratiques de la formation continue

 

A l’origine, le tuteur est un adulte qui assume une tutelle, c’est à dire qui a  la charge, conformément à la loi de prendre soin de la personne et des biens d’un mineur ou d’un interdit. Ce mot suggère une  relation entre une personne, socialement reconnue pour ses compétences et une autre personne nécessitant un étayage ou une aide.

Dans notre cas, le tuteur est un élément majeur de  transmission des valeurs de l’entreprise, d’appropriation des savoir-faire opérationnels et de développement des compétences.

Il est là pour accompagner et guider le « tutoré » jusqu’à son autonomie dans le respect des valeurs de son employeur.

Son objectif sera donc la transmission de ces valeurs mais également l’intégration de son « tutoré » dans l’entreprise.

 

Le tuteur a donc pour mission  d’accueillir, d’aider, d’informer et de guider le bénéficiaire de son expérience pendant la durée de l’action et de veiller au respect de son emploi du temps. Il doit également participer à l’évaluation du suivi de l’intégration. 

Dans le cadre de sa mission de transfert de compétences, il devra prendre conscience que « transférer un savoir-faire ou une compétence n’est pas aussi simple que de transporter un objet ». Une compétence professionnelle est inséparable de ses conditions d’application et correspond à une famille de situations propre à chaque entreprise.

 

Dans le prochain article, nous verrons comment préparer une mission de tuteur.