Le hasard fait bien les choses

Alors même que j’allais vous proposer toute une série d’articles sur la procrastination, vous savez, cette tendance à remettre au lendemain ce que l’on peut faire le jour même, je suis tombé dans la presse sur un article de Donovan THIEBAUD : « Procrastination: c’est pas moi, c’est mon cerveau ».

« Pas le courage aujourd’hui, je le ferai demain! » Au travail comme à domicile, la procrastination est un art prisé.
Une équipe de chercheurs allemands a voulu comprendre pourquoi certaines personnes y semblaient plus enclines que d’autres. Leurs résultats, publiés dans la revue Psychological Science , montrent que deux zones du cerveau sont impliquées dans la capacité ou non à agir en temps et en heure.

L’amygdale et le cortex cingulaire antérieur sont connus pour être impliqués dans la prise de décision et la réalisation ou non d’une action.

 

 

L’amygdale des procrastinateurs est plus grosse que la moyenne

Les chercheurs ont donc examiné ces zones chez 264 volontaires. Ces derniers ont d’abord rempli un questionnaire afin de mesurer si elles étaient plutôt du genre à tout remettre à plus tard ou à se lancer dans les tâches dès qu’elles se présentaient. Ensuite, leur cerveau a été observé par imagerie à résonance magnétique (IRM).

Pour que leur analyse soit complète, les chercheurs ont aussi fait passer aux volontaires une IRM fonctionnelle qui permet d’observer l’activité cérébrale. Le but étant de comprendre si la tendance à la procrastination peut s’expliquer anatomiquement.

Grâce à leurs observations, les chercheurs ont constaté que l’amygdale était plus grosse chez les personnes ayant tendance à la procrastination. De plus, chez ces mêmes personnes, la connexion entre l’amygdale et le cortex cingulaire antérieur était plus faible, c’est-à-dire que l’activité entre les deux zones était moins importante. Le rôle de l’amygdale est principalement de nous avertir des conséquences négatives de différentes actions.

 

 

Voir les conséquences négatives de leurs actions

Le cortex cingulaire antérieur utilise ces informations pour sélectionner les actions à réaliser. Il s’assure que cette action sera bien menée à terme en supprimant les actions concurrentes et les émotions qui pourraient nous submerger. « L’amygdale des procrastinateurs étant plus grosse et donc plus développée, ils vont plus avoir tendance à voir les conséquences négatives de leurs actions », expliquent les auteurs de la publication.

Avant d’ajouter : « De plus, comme leur connexion entre l’amygdale et le cortex cingulaire antérieur est plus faible, le cortex a plus de mal à sélectionner les actions à réaliser et à supprimer les actions ou les émotions concurrentes ».

 

 

Une explication anatomique et fonctionnelle

La procrastination semble donc pouvoir s’expliquer anatomiquement et fonctionnellement. D’autres études sont désormais nécessaires afin de savoir s’il est possible de diminuer cette tendance, à l’aide par exemple de la stimulation cérébrale.

Nous n’allons pas attendre le résultat de ces études pour nous mettre au travail. Même s’il est possible de diminuer cette tendance en utilisant différentes méthodes, par exemple la stimulation cérébrale, il existe une autre méthode qui consiste à prendre sur soi et à se fixer des stratégies de réussite.

 

 

Une série d’articles sur la procrastination

C’est ce que nous allons voir dans la série d’articles que je vais mettre en ligne dans les jours qui viennent. Plusieurs dizaines de « trucs » très largement éprouvés, issus du développement personnel, du bon sens et des retours d’information de mes clients.

Nous commençons dès ce soir.