Poursuivons notre étude des motivations pour devenir coach

 

La curiosité intellectuelle

Tout dépend de ce que vous attendez de votre formation. La plupart des personnes qui me contactent et qui sont dans cette situation veulent posséder de nouveaux outils pour rajouter une corde à leur arc.
Dans la mesure où vous percevez le coaching comme un ensemble d’outils et de technique, mais pas vraiment comme une profession, il existe des solutions alternatives pour acquérir ces outils sans vous lancer dans une formation de coach complète. N’oubliez pas que si le métier de coach repose sur une multitude d’outils, il repose avant tout sur une attitude, une posture propre à ce métier.
Je vous rappelle que le coaching est une profession qui nécessite une remise à niveau constante et qui fera de vous un professionnel dans ce domaine. Ce ne sont pas toujours les motivations de quelqu’un qui vient par curiosité et pour faire l’acquisition de nouveaux outils. Je n’ai rien contre les personnes qui veulent s’approprier de nouvelles façons de travailler, loin de là. Bien au contraire, utiliser des outils de coach dans une autre activité pourra vous apporter beaucoup. Mais ne perdez pas de vue que pour devenir un très bon coach, vous devrez faire preuve d’un maximum d’engagement.

 

Besoin d’être indépendant

Je trouve la motivation très louable, d’autant plus que ça fait partie des miennes. Mais, une mise en garde s’impose, même si votre nouveau métier va vous permettre de développer votre autonomie, tout en gardant la possibilité de travailler en réseau, méfiez-vous des illusions. Sauf quand vous serez devenus un pilier incontournable dans votre domaine d’activité, il vous faudra passer par toute une étape de constitution et de fidélisation de clientèle. Sans oublier que, parallèlement à tout ça, vous devrez gérer toute la partie administrative de votre nouvelle activité.
Il existe des solutions pour vous simplifier la vie, surtout administrative, en faisant appel au portage salarial. Par contre, si vous n’avez aucune notoriété et pas de clients en portefeuille, une solution reste la sous-traitance pour de gros cabinets mais ne perdez pas de vue que cette solution a un coût, aussi bien financier qu’affectif. Vous serez souvent soumis à un contrat de non concurrence et vos clients ne seront jamais vraiment les vôtres.
De plus, si vous devenez bon dans votre métier, vous aurez tendance comme une grande majorité à travailler pour un seul cabinet, ce qui fera de vous un collaborateur dépendant d’une direction. Votre situation sera presque identique à celle d’un salarié… sans la sécurité d’emploi !
Bon, je noircis volontairement le tableau mais je veux que vous soyez conscients que pour devenir vraiment indépendant, vous devrez savoir coacher, vendre, continuer à vous former…
Autrement dit vous allez devenir chef d’entreprise avec tous les avantages que ça implique mais… tous les inconvénients qui vont avec, surtout dans les premiers temps. Ne croyez surtout pas que je cherche à vous décourager, je vous mets simplement en garde pour que vous ne preniez pas de risques inconsidérés.
Personnellement, j’ai pratiquement toujours été mon employeur et je me porte très bien comme ça, je ne me vois d’ailleurs pas vivre autrement.

 

La Vocation

Nous sommes, ici, face à une motivation entière différente qui fait que certaines personnes se sentent attirées par cette activité et y viennent tout naturellement, comme une évidence. Je ne vous cache pas que ce ne sont pas eux que j’ai formé en majorité mais ça m’est arrivé quelques fois, ça mérite donc d’être indiqué dans ces pages.
Je me rappelle en particulier d’un ingénieur en mécanique générale et d’un comptable. Je ne vous cache pas que j’éprouvais quelques craintes au début. En effet, si vous vous rappelez bien ce que nous avons étudié sur les types psychologiques, je me trouvais plutôt en présence de personnes de type Conforme, je ne dis pas que c’est impossible mais ce n’est pas vraiment le meilleur profil pour devenir coach. Dans les deux cas, je me suis trouvé face à des personnes dont le parcours professionnel les avait amenés à accompagner leurs clients dans leurs réussites impliquant par la même un glissement de leur type psychologique. Devenir coach correspondait désormais à leur vraie nature.

Bien entendu, il en existe beaucoup d’autres d’autres, telles que le besoin pour un consultant de s’approprier un sorte de monopole en développant une stratégie marketing. Quoiqu’il en soit, nous avons passé en revue les principales, les autres raisons se grefferont sur celles que je viens de vous citer.

Ne perdez pas de vue que si vous voulez devenir coach, vous devez savoir pour quelle raison vous le faites.