Une approche vieille de plusieurs millénaires

L’étude des types psychologiques, bien que remontant intuitivement à plusieurs millénaires, a réellement pris son essor avec les travaux de Carl Gustav Jung, fondateur de la psychologie analytique et penseur influent, il est l’auteur de nombreux ouvrages.

Repris et simplifié par les travaux de William Moulton Marston qui explique que le comportement humain s’inscrit dans l’un de quatre types : Dominance (D), Influence (I), Stabilité (en anglais Soumission, S), et Conformité (C). Il affirme que ces types de comportements proviennent du sens de soi et de l’interaction de la personne avec son environnement. Il en a fait un livre en 1928, intitulé «Les émotions des gens normaux».

Ces deux écoles nous ont donné des façons diverses d’arriver à comprendre les types psychologiques de vos interlocuteurs suivant que l’on utilise la méthode Jung ou la méthode Marston.

 

Venons-en aux points-clés de cette méthode

Si une personne se comprend mieux elle-même que vous ne vous comprenez vous-même

Elle a une longueur d’avance. Autrement dit, si une personne est pleinement consciente de ses forces et de ses faiblesses. Qu’elle maitrise parfaitement tout ce qu’elle peut se permettre parce qu’elle y excelle, tout en connaissant les limites qu’elle ne peut pas franchir pour ne pas se faire piéger. Et que, dans le même temps, son interlocuteur n’a pas la même capacité d’analyse le concernant et qu’il se contente de faire confiance à son instinct. Il est certain que la première personne part beaucoup mieux armée dans la communication.

 

Si une personne se comprend mieux elle-même et vous comprend mieux que vous ne vous comprenez vous-même

Elle va pouvoir mener le jeu à sa guise. Reprenons le niveau de connaissance du paragraphe précédent et imaginons, qu’en plus, de bien se connaitre, la même personne soit capable de déterminer la même chose sur son interlocuteur. C’est-à-dire de connaitre parfaitement les forces et les faiblesses de l’autre avec toutes les limites que ça impose. Je peux vous dire, sans crainte de me tromper, qu’elle va pouvoir faire ce qu’elle veut de l’autre, la manipuler à sa guise.

 

Vous ne pouvez pas motiver une personne

Vous pouvez seulement créer les conditions dans lesquelles elle va pouvoir se motiver elle-même. Prenons un exemple simple, vous devez superviser un enfant qui fait ses devoirs… et qui préférerait de loin aller jouer avec ses copains ou avec sa console. Vous pourriez soit lui expliquer que s’il travaille bien, plus tard, il réussira bien dans la vie comme ses parents OU lui expliquer que dès qu’il aura fini, il pourra aller jouer avec ses copains ou avec sa console. La première est votre motivation, la seconde est la sienne, à votre avis, laquelle va-t-il choisir ? Je reconnais que je triche un peu en faisant intervenir une récompense immédiate face à une récompense future, mais ça ne change pas grand-chose à la démonstration.

 

Chaque personne est motivée

Mais pour des raisons qui lui sont propres, et qui ne sont pas forcément les vôtres. Il suffit de reprendre l’exemple précédent pour bien comprendre que lorsque vous attendez quelque chose d’une personne, il suffit de maintenir ses motivations… et pas les vôtres.

 

Traitez les autres comme ils ont besoin d’être traités

Traitez les autres, non pas comme vous avez besoin d’être traité, mais comme ils ont besoin d’être traités. Je m’étendrai beaucoup plus sur le sujet dans les prochains articles puisque c’est un des fondements de la méthode.

 

Les points forts d’une personne peuvent aussi constituer ses points faibles

Ne dit-on pas que le mieux est l’ennemi du bien, c’est une citation de Montesquieu, la phrase exacte est « Le mieux est le mortel ennemi du bien ». La recherche de la perfection est un vice majeur en toute chose, nuisible au but que l’on poursuit. Selon Montesquieu, la recherche du mieux n’est donc pas un parachèvement de la recherche du bien, mais un piège fatal où toute entreprise bénéfique peut s’enliser, sombrer, virer à l’échec. Reprenons le deuxième point que nous venons d’étudier : « Si une personne se comprend mieux elle-même et vous comprend mieux que vous ne vous comprenez vous-même » et appliquons-le à celui que nous étudions actuellement. Je pense que ça se passe de commentaire.