Deux présupposés en un article

  • Tout comportement est sous-tendu par une intention positive
  • Nous ne sommes pas nos comportements

 

Tout comportement est sous-tendu par une intention positive

Derrière tout comportement se cache une intention positive, je sais que ce n’est pas facile à admettre mais rappelez-vous que dans la vie, tout est une question de perception. C’est un concept que nous avons déjà étudié dans ce blog mais sur lequel je vais revenir prochainement. La compréhension de la perception de l’autre est un des éléments de base d’une bonne communication.

Pour comprendre ce qui se cache derrière un agissement, la question à se poser est : « Quelle pourrait être l’intention positive derrière le comportement de l’autre ou derrière le mien ? » Une fois que vous avez la réponse, il est plus facile et plus constructif de répondre à l’intention plutôt qu’à l’expression du comportement « problème ».

Par exemple, un manager qui se montre trop exigeant vis-à-vis de ses collaborateurs peut le faire pour leur donner le sens de la qualité. Dans son esprit, il ne comprend pas que ça puisse déranger quelqu’un puisqu’il le fait pour le bien de ses collaborateurs et de l’entreprise.

 

Un comportement répréhensible

Rappelez-vous que : « Le chemin de l’enfer est pavé de bonnes intentions ». De cette phrase imagée, nous pouvons déduire que la volonté de bien faire ou de faire le bien aboutit parfois au contraire du résultat espéré. En d’autres termes, en voulant améliorer le bien-être d’une autre personne, on agit parfois de telle sorte qu’il s’en trouve diminué. Une personne, motivée par de bonnes intentions envers une autre personne et pensant bien agir, peut néanmoins rendre la vie de l’autre plus difficile.

Prenons un comportement répréhensible mais qui est d’actualité, le téléphone au volant. Lorsque je parle de téléphone, je suis gentil car il existe également une forte proportion de personnes qui ne se contentent pas de téléphoner mais qui lisent et rédigent des textos, ou certains qui consultent le web, voire même certains qui jouent en ligne.
Alors, toutes ces personnes qui mettent la vie des autres, et la leur, en danger le font-elles par volonté de nuire ou ont-elles une intention positive ? Par exemple, consulter leur GPS, prévenir qu’elles seront en retard ou prendre des nouvelles de leur femme qui vient de rentrer en salle d’accouchement…

 

Nous ne sommes pas nos comportements

Le comportement d’une personne n’est pas cette personne. Il est utile de distinguer l’identité d’une personne de ses comportements. En effet, s’il est relativement facile d’aider une personne à changer son comportement, il est impossible de changer sa nature profonde. Il s’agira donc d’aider la personne à changer un comportement problématique tout en la respectant dans son identité.

Il est utile de séparer clairement l’identité des comportements. Reprenons notre exemple de téléphone au volant, Monsieur Untel n’est pas un assassin mais il présente un comportement dangereux au volant. Ce n’est pas lui en tant que tel qui cause le problème, mais son comportement, clairement c’est ce qu’il fait qui est en cause et non pas ce qu’il est. Car je ne doute pas que tous ceux qui ont ce comportement ne veulent pas tuer des gens.

Il est préférable de parler du comportement d’une personne en le dissociant de la personne elle-même, qui par conséquent ne se sentira pas jugée. Il est à noter que s’il est relativement facile d’aider une personne à changer de comportement, il est très difficile, voire impossible de changer sa nature profonde. Le comportement n’est pas l’identité de la personne. Il convient de distinguer ce que nous faisons de ce que nous sommes.

Par contre, affirmer que nous ne sommes pas nos comportements, ne signifie pas que nous ne soyons pas responsables de nos comportements… Quand un comportement pose problème à une personne, c’est peut-être qu’elle ne voit pas les choses avec suffisamment de réalisme ou qu’elle ne sait pas faire autre chose.

Reprenons le présupposé précédent, ce qu’il fait reste, à ses yeux, le meilleur choix qu’il ait pu faire, en fonction du contexte et des objectifs qu’il veut atteindre, c’est comme ça qu’il se retrouve avec son téléphone à la main.