Toujours recommencer, ne jamais abandonner

Comme je vous le disais dans mon dernier article, le processus d’avancement ne s’arrêtera qu’à la fin de votre projet, lorsque votre objectif sera atteint atteint. Passer à l’action signifie donc accepter de rebondir en cas d’échec ou de blocage, car il y a souvent des échecs et des blocages. Il faut parfois accepter de tout recommencer depuis le début. En effet si vous ne réagissez pas il est absolument certain que l’objectif ne sera pas atteint. Ce qui est essentiel, c’est de ne pas laisser vos échecs vous empêcher de réagir et d’aller de l’avant.
Un échec est toujours une occasion d’apprendre et jamais une excuse pour abandonner.
Voyons ce que disait Boileau dans « L’Art poétique »

Avant donc que d’écrire, apprenez à penser.
Ce que l’on conçoit bien s’énonce clairement,
Et les mots pour le dire arrivent aisément.
Hâtez-vous lentement, et sans perdre courage,
Vingt fois sur le métier remettez votre ouvrage,
Polissez-le sans cesse, et le repolissez,
Ajoutez quelquefois, et souvent effacez.

 

Prévoyez un plan B

Même le meilleur des plans peut déboucher sur une catastrophe. Un plan bien établi peut très bien s’avérer désastreux. Vous devez être prêt à cette éventualité dès le début de votre projet et, le plus simple, pour parer à cette éventualité est de créer un plan B dès le début de votre projet.
Si vous estimez que les « plans B » s’apparentent à un constat d’échec, vous vous trompez lourdement. Les entrepreneurs qui savent gérer un projet savent que le plan B est en fait une étape obligatoire de tout plan A !
Quand vous découpez votre projet en étapes et en sous-étape (c’est le plan A) vous devez anticiper les problèmes (c’est le plan B).
C’est juste une question de bon sens. Faire un plan B dès le début c’est reconnaître la nature de l’imprévisible. Mieux : c’est prévoir l’imprévisible pour pouvoir réagir au quart de tour quand les problèmes arrivent, sans aucune perte de temps. Même s’il est impossible de prédire l’avenir, il est toujours possible de chercher tous les chemins qui mènent d’un point A à un point B.
Cela s’appelle anticiper intelligemment pour avoir des solutions de secours.

 

Listez vos ressources

Si vous me suivez depuis le début, l’exercice « la liste de vos qualités » prend tout son sens ici.
Passer rapidement à l’action donne sens à vos projets mais il ne faut pas en oublier les aspects plus terre à terre. Vous devez en particulier examiner les ressources que vous avez en main et comment les exploiter au maximum. Vous devez aussi connaître les ressources qui vous manquent et les moyens de les obtenir.
La volonté, la motivation et l’attention sont de grandes forces internes qu’il convient d’entretenir. Mais il ne faut pas négliger les ressources externes car elles restent indispensables : budget, main d’œuvre, outils, compétences.
Comme nous venons de le voir, n’hésitez pas à vous faire aider. Il est idiot de ne pas déléguer lorsque l’on sait qu’en dehors de votre domaine de compétence, un professionnel confirmé peut faire la même chose que vous en infiniment moins de temps.

 

Reculez et étudiez avant de sauter

Il y a deux types de risques :

  • Les risques gérables et…
  • Les risques ingérables.

Considérez que vous avez beaucoup de chance si toutes les choses que vous devez faire pour atteindre votre objectif n’impliquent que des risques gérables. Mais que faire si ce n’est pas le cas ? Se laisser déborder par la peur et tout laisser tomber ?

Il est intéressant de citer le fondateur de LinkedIn, Reid Hoffman, qui répondait à la question :

« Qu’est ce que c’est qu’un entrepreneur ? » par la phrase « C’est quelqu’un qui saute de la falaise et construit un plan au cours de la descente ».

Richard Branson, le dirigeant de Virgin a d’ailleurs repris cette phrase dans un post sur son site, en expliquant que « Reid, comme d’autres entrepreneurs, a échoué plus souvent qu’il n’a réussi, mais il a appris plus à chaque fois ».
C’est bien joli tout ça mais… les risques ça a tendance à faire peur, et c’est une bonne chose de le savoir et de l’accepter. Si vous pensez que vous pouvez gérer tous les risques, vous êtes certes téméraire, mais vous êtes surtout très imprudent.
Lorsque vous tombez sur un risque ingérable ou un risque pour lequel les enjeux sont très élevés, pesez bien le pour et le contre avant de vous lancer. Examinez les avantages et les inconvénients, informez-vous, formez vous, considérez les alternatives même si elles sont inconfortables. Ne sautez pas avant Faites le point complet et écoutez ce que votre cerveau et ce que votre cœur ont à vous dire !
Si tous les vents ne sont pas défavorables, vous pouvez choisir de sauter. Mais si vous avez un doute, rien ne vous oblige à dépasser les limites pour un résultat improbable. À l’impossible nul n’est tenu !