Savoir confesser humblement vos erreurs

En reconnaissant nos propres erreurs (même si nous ne les avons pas corrigées) nous pouvons aider les autres à modifier leur comportement. Clarence Zerhusen, de Timonium, dans le Maryland, nous en donna un exemple lorsqu’il découvrit que son fils de quinze ans s’était mis à fumer.

Je ne voulais pas que David fume, dit M. Zerhusen, mais sa mère et moi le faisions. Nous lui donnions tout le temps le mauvais exemple. J’expliquai à David que je m’étais mis à fumer à son âge et que la nicotine m’avait abîmé la santé. Maintenant il m’était impossible d’arrêter. Je lui rappellai combien ma toux était irritante et comme il avait insisté, quelques années auparavant, pour que je renonce au tabac.

Je ne l’exhortai pas à s’arrêter en le menaçant de tous les dangers qu’il ne courait. Je me contentai de lui faire remarquer mon accoutumance et ce que cela signifiait pour moi. Il y réfléchit un moment puis décida qu’il ne fumerait pas avant sa majorité. Les années ont passé, David n’a plus touché à une cigarette et n’en a d’ailleurs toujours pas l’intention.

A la suite de cette conversation, j’avais moi- même décidé d’arrêter de fumer et, grâce au soutien moral de ma famille, j’ai réussi.

Un bon leader suit ce principe : Convenablement dosées et appliquées, la modestie et l’admiration nous permettront d’accomplir des prodiges dans notre vie.

 

 

Mentionner ses erreurs avant de corriger celles des autres

Il y a quelques années, ma nièce, Joséphine Carnegie, quitta son Kansas natal pour devenir ma secrétaire à New York. Elle avait dix-neuf ans et venait de quitter le collège. Son expérience professionnelle était pour ainsi dire nulle. Aujourd’hui, c’est une des plus parfaites secrétaires que je connaisse. Mais, au début…, eh bien! Au début, elle était… perfectible.

Un jour que je m’apprêtais à lui faire une remontrance, je réfléchis et me dis :

  • Un moment, Dale… tu as deux fois l’âge de cette petite. Ton expérience est mille fois plus grande que la sienne. Comment peux-tu espérer qu’elle ait ton point de vue, ton jugement, tout médiocres qu’ils soient ? Rappelle-toi les gaffes monumentales, les erreurs stupides que tu commettais. Souviens-toi du jour où tu as fait cela… et puis cela…

Après avoir bien tout pesé, honnêtement et impartialement, je conclus qu’à âge égal la performance de Joséphine était supérieure à la mienne. Quand, par la suite, j’étais obligé de faire une observation à Joséphine, je commençais ainsi :

  • Tu as fait une erreur, Joséphine, mais elle n’est pas pire que bien des miennes. Le jugement ne se forme qu’avec le temps. Tu es bien plus raisonnable que je ne l’étais à ton âge. J’ai, moi-même, commis tant de bêtises que je ne pourrais guère critiquer qui que ce soit… Cependant, ne crois-tu pas qu’il eût été plus sage de t’y prendre ainsi ! Etc…

Il nous est bien moins pénible d’entendre la liste de nos fautes si l’accusateur commence en confessant humblement qu’il est lui-même loin d’être irréprochable.

 

Mentionner ses erreurs en premier

E. G. Dillistone, ingénieur à Brandon, dans le Manitoba, au Canada, avait des problèmes avec sa nouvelle secrétaire. Les Lettres qu’il lui dictait arrivaient sur son bureau, pour la signature, avec plusieurs fautes d’orthographe. Voici comment M. Dillistone s’y est pris pour résoudre la difficulté.

Comme beaucoup d’ingénieurs, je n’ai jamais été particulièrement brillant en orthographe. Pendant des années, j’ai tenu un petit répertoire des mots que j’avais du mal à orthographier. Lui signaler tout simplement ses erreurs n’aurait pas incité davantage ma secrétaire à se référer au dictionnaire. Je résolus donc de m’y prendre autrement. Comme elle tapait une lettre dans laquelle je remarquai plusieurs fautes, je m’assis auprès d’elle et lui dis :

  • Je ne sais pourquoi, mais il me semble que ce mot n’est pas écrit de façon correcte. C’est l’un de ces mots qui m’ont toujours donné du mal et c’est la raison pour laquelle je me suis fait un petit répertoire (j’ouvris le livre à la page appropriée). Oui, le voilà. J’ai pris conscience de l’importance de l’orthographe parce que les gens nous jugent à nos lettres, et les fautes d’orthographe ne nous donnent pas l’image de vrais professionnels.

Je ne sais si elle a adopté mon système, mais ce dont je suis sûr, c’est que depuis, elle ne fait presque plus de fautes.

PRINCIPE 24 : Mentionnez vos erreurs avant de corriger celles des autres