Sois parfait

Cet incitateur nous pousse à exiger de nous-mêmes ainsi que des autres à faire preuve de perfection, de sérieux et de précision. Celui qui est sous l’emprise de cet incitateur a très jeune appris qu’il est accepté s’il se fait apprécié par sa perfection.

Dans le domaine du travail cet incitateur a des effets qui peuvent être fâcheux puisque la personne concernée est toujours obsédée par le besoin de perfection quels que soient le temps et les coûts nécessaires.

Sous l’action de cet incitateur il est possible de rechercher la perfection à 100 % même si une perfection à 95 % permettait de réaliser le travail en un seul jour plutôt qu’en trois comme ce serait le cas dans la première variante.

Cet incitateur peut devenir un briseur de carrière. Les perfectionnistes passent souvent pour des experts fiables et compétents même lorsque leur perfectionnisme tourne à la pédanterie et va sur les nerfs des autres collègues. Il arrive alors que ces gens soient écartés des positions dirigeantes par crainte de perdre un bon spécialiste et d’hériter un mauvais dirigeant.

 

 

Donne-toi de la peine

Celle ou celui qui est dominé par cet incitateur se place toujours sous pression et met toujours les autres sous pression également.

Cet incitateur conduit à la personne à chercher la solution la plus compliquée même lorsqu’une alternative simple se pointe à l’horizon. La personne ne sera même pas capable de voir l’évidence. Cette personne interrogée à un examen écrit ou oral s’attend tellement à des questions compliquées qu’il ne sera pas capable de répondre à la question la plus simple. Il arrive alors que même les perches qui lui sont tendues ne soient pas prises car il ne les perçoit pas.

La vie de cette personne est faite de problèmes, de difficultés et de crises. Il a tendance à en parler à tout moment. C’est la peur que les autres soient mieux que lui qui est en arrière-fond. Partout il verra des concurrents, des rivaux qu’il s’agit de vaincre et donc de battre en se surpassant continuellement.

Ses catégories de pensées passent d’un extrême à l’autre : « réussi – échoué » ou « supérieur – inférieur ».

 

 

Sois gentil !

Cet incitateur pousse la personne – comme du temps de son enfance – à tout faire pour être aimable. Le plus important c’est que les autres pensent de moi. Ses propres désirs et besoins passent en second plan. Les sentiments et les émotions que la personne a sont étouffés tant que d’autres ne donnent pas le signal déclencheur (« vous me mettez en colère »).

La personne concernée se sent responsable du bonheur des autres.

Il essaie de deviner les besoins des autres et se sent coupable lorsque son entourage ne va pas bien.

Il n’a pas appris à dire « non » il attend que les autres aient des égards à son intention sans qu’il ait à exprimer ses désirs ou ses besoins clairement. Il devient alors évident que la collaboration avec lui est difficile. Il se passe alors ce qu’il craint le plus : il n’arrive pas à contenter les autres.

Il prétend par contre que les autres aient à son égard la plus grande attention possible alors qu’il n’exprime même pas clairement ce dont il a besoin.

 

 

Dépêche-toi !

Cet incitateur pousse les gens à agir sous l’emprise de la vitesse et à exécuter plusieurs choses en même temps. Pour la personne, le temps c’est de l’argent. Celui qui agit avec ce moteur a tendance à dire aux autres d’aller vite à l’essentiel. Cette personne aura également de la peine à laisser l’autre finir son discours et l’interrompra si nécessaire pour aller plus vite.

A priori, dans une entreprise, cette personne donnera l’image d’un caractère dynamique. En position dirigeante dans une entreprise, il aura tendance à lancer un tas de nouveaux projets, concepts jamais terminés par manque de temps. Il sera par contre à même de survivre s’il a derrière lui une équipe qui bosse et qui planche pour lui sur les détails. Il n’a pas le temps pour se pencher sur les subtilités.

Cette pression constante du temps risque d’apporter son lot d’inconscience voire de panique. Il arrive alors que cette personne ayant une échéance à respecter soit dans la situation de celui qui cherche d’urgence une place de parking et qui, tellement pressé, passe à côté des places libres car il ne les voit pas.

 

 

Sois fort !

Soumise à cet incitateur, la personne a tendance à vouloir jouer au héros qui ne craint rien et que rien n’ébranle. Il se veut l’exemple pour tout le monde. Cette personne a appris très vite que dans la vie il faut savoir « faire sa trace ». Il n’y a pas de place ni pour les sentiments ni pour les hésitations. Il n’est pas permis de montrer ses faiblesses ou ses erreurs. Cette personne tend à refuser l’aide qu’on peut lui proposer car cela prouverait qu’il est faible et il en a une peur bleue.

Cet incitateur pousse l’individu à utiliser des expressions telles que « sans commentaire ! » ou « il faut se durcir ». Il a tendance à raisonner en terme de fort et de faible.

Celui qui a cet incitateur attend des autres le regardent. Lorsque ce n’est pas le cas il y a danger qu’il s’ennuie ce qui passe pour de l’arrogance aux yeux des autres. Comme c’est le cas avec la plupart des incitateurs, ici aussi, les résultats obtenus sont souvent à l’opposé de ce qui est recherché : il se croit fort et se révèle faible.