Comme au théâtre ou au cinéma

Votre vie se déroule comme dans une pièce de théâtre ou comme dans un film. On utilise donc le concept de scénario, car comme au théâtre et au cinéma, tout est réglé d’avance. Comme dans un scénario, la vie commence souvent par un sort jeté par une sorcière et se termine par une délivrance.

Dans un scénario, nous allons distinguer plusieurs choses amis commençons par une des plus importantes : Les incitateurs

Ce sont eux qui sont à l’origine du scénario que l’enfant va construire. Ça commence toujours par une interdiction du comportement spontané de l’enfant qui provient de l’Enfant du parent. Faites attention aux majuscules, elles sont importantes : Ici, je parle bien du Moi Enfant du parent (la personne).

Ils reflètent leurs craintes de ne pas rendre leurs enfants heureux, leurs désirs de les voir réaliser ce à quoi eux ont aspiré et qu’ils n’ont pu atteindre ou ont abandonné en route dans la construction de leur personnalité. Ils traduisent aussi leurs souhaits de les pousser à assouvir désirs et fantasmes qu’ils s’interdisent de satisfaire eux-mêmes.

Ils possèdent d’autant plus d’impact qu’ils reflètent les tout premiers sentiments éprouvés par les parents à l’égard de leurs enfants à un âge où l’Adulte de ceux-ci est encore mal assuré de son autonomie. Ils sont à l’origine du « sort jeté ».

« Oh ! celui-là, avec son œil coquin, il finira comme le cousin Jules, tu sais, le coureur de jupons » (ce qui n’est, hélas, pas précisé, c’est que Jules est mort seul, abandonné de tous).

Structuralement, les incitateurs s’adressent à l’Enfant fou de l’enfant (c’est-à-dire de l’Enfant dans l’Enfant du petit garçon ou de la petite fille).

 

Les caractéristiques des incitateurs sont les suivantes

  • Ils sont non verbaux et envoyés à un âge où l’enfant ne comprend pas bien ce qu’on lui dit (Adulte encore peu solide et contaminé)
  • Ils s’adressent à la partie la plus vulnérable de l’enfant (du fait de la dépendance totale à l’égard de ses parents)
  • Ils proviennent de personnages tout-puissants, ayant droit de vie et de mort sur eux
  • La mère, comme fée, donne les permissions, mais comme sorcière, les incitateurs
  • Le père, comme bon géant, donne les permissions, mais comme ogre, les incitateurs
  • Ils affectent une zone plus ou moins grande du comportement. Ça peut aller de « Ne laisse pas traîner tes chaussures dans la salle de bains ! » à « Ne réfléchis pas ou ne sois pas heureux ! »
  • Ils sont en général renforcés par les prescriptions, ordres ou contre-incitateurs

Exemple : à l’incitateur « Ne sois pas un enfant », correspond souvent l’ordre ou la prescription « Sois fort ou presse-toi de grandir », constituant ainsi une double contrainte pour l’enfant.

 

Dans mon prochain article, je vous donnerai un aperçu des incitateurs les plus courants