Un bon moyen de rester attentif

Créer un calendrier prévisionnel ne suffit pas pour maintenir un état d’attention stable. Après tout, créer un échéancier ce n’est pas très difficile, c’est souvent la partie « action » qui pose problème ! Pour vous aider à maintenir votre rythme de progrès, vous devez développer des habitudes de travail. Traitez chaque séance de travail comme une habitude à développer et à entretenir suffisamment pour que la notion d’effort finisse par disparaître.

Le matin au réveil, votre corps ne recherche pas automatiquement de la caféine (si vous buvez du café…) par simple décision ponctuelle. Vous ne vous levez pas en disant : « Tiens, si je prenais un café ? ». C’est la répétition de cet acte quotidien pendant des mois qui a forgé cette habitude qui est devenue naturelle. Malheureusement, dans le même genre, votre esprit ne décide pas par hasard qu’il veut vous pousser à regarder la télévision le soir. C’est une (mauvaise) habitude que vous avez modelée avec le temps !
Alors pourquoi ne pas essayer de transformer vos séquences de travail spécifiques en habitudes constructives ?

Rien à perdre, tout à gagner !

 

Pas d’excuses !

Si vous devez déroger à vos habitudes constructives, il faut que ça reste exceptionnel. Ne vous cherchez pas d’excuses !
Nous sommes ainsi faits que notre corps et notre esprit nous poussent au confort. Mais pour avancer, nous avons besoin de quitter cette zone de confort et de nous l’imposer. Si mentalement vous lâchez du lest ne serait-ce que deux ou trois fois, tous les efforts consentis peuvent être perdus ! Ne tolérez pas d’écarts : quand une séquence de travail est indiquée dans votre échéancier, vous devez la respecter et faire ce qu’il y a à faire. Il n’y a pas d’alternative au succès.

 

 

Un peu de souplesse, quand c’est nécessaire

Il y aura des moments où vous ne trouverez pas l’énergie nécessaire pour faire le travail. Il y aura également des éléments extérieurs, ne dépendant pas forcément de vous, qui monopoliseront toute votre attention. En phase de création, ces éléments extérieurs se présentent d’ailleurs très souvent souvent la forme d’obligations légales, de contacts avec vos financiers, de recherche de locaux….
Dans de tels moments il n’existe pas d’autres solutions que de « négocier » les termes de votre planning. Si vous êtes censé travailler encore quatre heures aujourd’hui et si vous n’avez que deux heures disponibles, vous trouverez une heure supplémentaire demain et après-demain.
Il est alors important de modifier explicitement votre emploi du temps du lendemain et du surlendemain.
Une fois encore, il s’agit de souplesse ponctuelle et cela ne doit pas devenir une habitude.

 

Éliminez les distractions

Les distractions de toutes sortes sont le plus grand ennemi de la productivité. Comme toute tentation, les distractions jouent avec votre concentration et trouvent toujours de bonnes raisons de vous interrompre. Avant même de commencer à travailler, vous devriez donc éliminer toutes les sources possibles de distraction.
Les distractions peuvent venir de l’extérieur mais elles peuvent aussi être de nature interne. Ce sont par exemple ces doutes et inquiétudes qui minent votre volonté et vous éloignent de votre route. Le meilleur moyen de les éviter est de les reconnaître. Nous ne sommes pas des machines et il faut parfois accepter les « coups de mou ». Avec un peu d’entraînement et beaucoup de réalisme, vous parviendrez à en limiter les effets.
Nous y viendrons dans mon prochain article mais ne perdez pas de vue que, dans l’époque actuelle, les principales sources de distraction proviennent des réseaux sociaux et autres messageries.