La Transaction, une unité de rapport social

Lorsque deux personnes ou plus se rencontrent… à un moment ou à un autre, l’une d’entre elles commencera à parler ou, au moins, à manifester sa présence aux autres par n’importe quel autre procédé qui sera reconnu. Provoquant par la même occasion ce que l’on appelle un stimulus transactionnel. Dès ce moment, une autre personne lui répondra ou fera quelque chose qui va la relier à ce stimulus, nous parlerons cette fois de réaction transactionnelle.
Et voilà, vous avez compris l’origine du terme analyse transactionnelle, qui ne consiste ni plus, ni moins, qu’à étudier les réactions transactionnelles et les stimuli échangés. Toute unité d’échange bilatérale entre deux ou plusieurs personnes est appelé une transaction.

Bien entendu, les échanges se font entre les trois états du Moi : Parent – Adulte- Enfant. Ils portent aussi bien sur des échanges verbaux que sur des échanges non-verbaux et para-verbaux. Autrement dit ces échanges peuvent être des paroles, des écrits mais aussi des attitudes, des comportements, des regards, des intonations, des cadeaux, des objets, des contacts physiques…
Par conséquent, les transactions se passent sur deux niveaux, le fond et la forme : Les mots et le sujet de la discussion et la manière dont s’établit la relation entre les différents interlocuteurs.

 

Les grands types de transaction

Je reviendrai beaucoup plus longuement sur le sujet mais sachez qu’en analyse transactionnelle, on distingue quatre grandes formes de transactions que l’on appelle respectivement :

Les transactions complémentaires ou parallèles

Ces transactions peuvent s’établir entre chacun des états du moi, il existe donc neuf possibilité de ce type de transaction. Aussi longtemps qu’il y a des transactions complémentaires, la relation dure entre les personnes. Cette stabilité est positive quand elle contribue à la réalisation des objectifs de chacun et négative quand elle contribue à la stagnation de la relation.

 

Les transactions croisées

Elles sont caractérisées par le fait que l’interlocuteur ne répond pas avec l’état du moi qui est sollicité. Cette fois-ci, nous nous retrouvons donc avec 72 possibilités. Lorsque la communication est croisée, elle sera rapidement interrompue. Cette interruption de communication pourra être positive si l’état du Moi est positif et négative lorsque l’état du Moi est négatif.

 

Les transactions cachées

Elles se passent à deux niveaux :

  • Premier niveau : ce qui est dit.
  • Deuxième niveau : ce qui est caché ou sous-entendu.

La grande majorité des transactions cachées empoisonnent la vie. Dans ce type de transaction le verbal et neutre, les mots que vous prononcez sont sans importance. Par contre, à ce verbal inexistant s’ajoute un non-verbal et un para-verbal très important tels qu’une intonation de voix, un geste, un regard, un sourire… qui chacun à leur manière exprimeront un sous-entendu.

 

Les transactions tangentielles

Des transactions dans lesquelles l’interlocuteur répond à côté. La plupart du temps, ça signifie que la question met mal à l’aise la personne à qui elle est posée. Par exemple, à une question qui concerne le « Qui » ? L’interlocuteur choisit de répondre sur le « Quoi » ?
Exemple : Combien coûte votre nuit d’hôtel ? Je l’ai achetée sur Internet !

 

Un des meilleurs outils de compréhension des interactions

Considérez la transaction comme une unité de mesure des échanges entre les protagonistes. Ce qui va nous permettre d’étudier des transactions psychologiques, des transactions sociales et, pourquoi pas, des transactions internationales. C’est à ce niveau que l’analyse transactionnelle est un des meilleurs outil d’étude et de compréhension des interactions entre les individus, entre les groupes et entre les sociétés. Son utilité première est de comprendre l’enjeu des relations et à décrypter ce qui se passe réellement entre deux personnes.
Nous verrons que les transactions sont de deux ordres : les transactions simples et les transactions à double sens, plus complexes à déchiffrer.