Premier des présupposés de la Programmation Neuro Linguistique

Nous percevons le monde (le territoire) à travers nos cinq sens. Nous nous en faisons une représentation interne (la carte) qui n’est pas la réalité absolue mais notre réalité. Chacun d’entre nous possède donc sa propre carte du monde et il n’y a pas une carte meilleure qu’une autre.

La découverte du comte Alfred Korzybski lors d’une attaque contre l’armée Prussienne pendant la première guerre mondiale.

Un peu d’histoire pour en comprendre la source, pendant la première guerre mondiale, le Comte était officier d’état-major dans l’armée russo-polonaise. Afin de mettre toutes les chances de victoire de son côté, il a soigneusement préparé un plan d’attaque à travers une étude détaillée de cartes d’état-major. Malgré tout, son bataillon ainsi que la deuxième armée russo-polonaise furent exterminés.

Le monde de la communication a beaucoup emprunté au comte polonais Alfred KORZYBSKI cette phrase célèbre « la carte n’est pas le territoire » ou comment faire la différence entre la carte et le territoire. La carte n’étant qu’une représentation d’un territoire.

Par la suite cherchant à comprendre l’origine de cette défaite, il se rendit compte que les cartes d’état-major qu’il avait utilisées pour mette au point son plan de bataille ne mentionnaient pas tous les détails. Elles étaient tout à fait exactes au niveau de l’échelle mais elles ne signalaient pas un profond fossé sur le terrain. C’est derrière ce fossé que les mitrailleuses prussiennes s’étaient postées pour attendre tranquillement que l’armée russo-polonaise tombe dans la gueule du loup. Carte et territoire n’étaient pas identiques.

C’est cet événement qui lui aurait inspiré l’origine de la phrase « La carte n’est pas le territoire » et par la suite la théorie de la sémantique générale. Cette anecdote est-elle vraie ou fausse, je ne sais pas mais en tout cas, elle illustre parfaitement notre article du jour.

 

Carte et territoire, ce qu’il faut en déduire

Ce qu’il faut déduire de cette phrase « La carte n’est pas le territoire » est assez simple. Nous ne percevons pas réellement notre environnement, nous percevons l’image que nous nous en faisons.

Cette image passera d’abord à travers nos filtres cognitifs et nos préjugés avant d’être interprétée par notre cerveau. Nous reviendrons sur nos filtres cognitifs, nos croyances et nos préjugés par la suite. Mais pour vous aider à mieux comprendre, la représentation que vous vous faites d’un événement dépend de nombreux facteurs liés à votre éducation, à votre formation, à vos croyances, à vos rencontres…

Souvent face à une information, vous ne gardez que ce qui vous intéresse en supprimant la partie « inutile », il peut y avoir un tas de raison à cela des plus simples aux plus complexes.

Par exemple, si vous percevez une information qui ne rentre pas dans votre cadre de pensée ou qui ne soit pas conforme à vos conclusions, il y a de fortes chances que vous n’en teniez pas compte.

Bien souvent, vous allez purement et simplement la supprimer, c’est-à-dire que vous ne la verrez pas, ne l’entendrez pas et ne la sentirez pas. Tout ça se passera totalement à votre insu, votre cerveau ne la retiendra simplement pas.

Ou alors, vous la percevrez mais votre système cognitif va arranger (distordre) cette perception à sa manière pour vous en présenter une représentation plus conforme à vos attentes.

Nous verrons par la suite que votre cerveau ne manque pas de ressources pour vous faire percevoir une image tronquée de la réalité, une image qui l’arrange, celle qu’il a envie de percevoir car elle est en accord avec vos convictions.

 

En résumé, votre perception est subjective

Elle est une représentation (carte ou modèle) de la réalité et non la réalité elle-même. Il existe (peut-être) une réalité mais vous pouvez être sûrs qu’il existe autant de représentations de cette réalité qu’il existe d’êtres humains. Carte et territoire, gardez bien en mémoire la différence entre les deux.

Exemple simple : Combien de cartes de France existe-t-il ?

Déjà, la réponse à cette question fera appel à vos filtres. Lorsque je vous pose cette question, vous allez me répondre en fonction de vos besoins et de l’image que vous avez d’une carte, donc de son utilité.

  • Si vous êtes historien, une carte très rare de la France au onzième siècle peut être très importante pour vous et vous venir immédiatement à l’esprit.
  • Si vous devez organiser un déplacement par route de Grenoble à Lille, cette carte du onzième siècle n’existera même pas dans votre système de pensée, à quoi pourrait-elle bien vous servir.
  • Même si elle est posée sur la table devant vous, vous l’ignorerez tout comme l’historien ignorera la magnifique carte routière que vous venez d’acheter pour organiser votre voyage.

 

Votre « point de vue » n’est qu’un « point de vue » parmi d’autres « points de vue »

Prenez donc la bonne habitude de vérifier ce qu’il y a derrière les mots avant de vous engager dans une interprétation que vous pourriez regretter plus tard.