L’intelligence visuelle spatiale

L’intelligence spatiale permet d’utiliser des capacités intellectuelles spécifiques qui procurent à la personne qui l’utilise correctement la possibilité de se faire, mentalement, une représentation spatiale du monde.
Les nomades qui voyagent dans le désert ont ce type d’intelligence qui leur permet d’avoir une représentation mentale du terrain. Ils visualisent des points de repère et s’en servent pour progresser. Les navigateurs dans certaines iles faisaient pareil et naviguaient sans instrument, par exemple dans certaines îles du Pacifique. Il est vrai qu’avec l’arrivée du GPS, c’est une intelligence qui aura certainement tendance à se perdre.
L’intelligence visuelle permet de créer des œuvres d’art et artisanales, d’agencer harmonieusement des vêtements, des meubles, des objets, de penser en images.
Les géographes, les peintres, les dessinateurs de mode, les architectes, les photographes, les caméramans mettent à profit ce potentiel intellectuel. Les grands architectes, tel Le Corbusier, en sont de bons exemples.

 

L’intelligence kinesthésique

L’intelligence kinesthésique est la capacité d’utiliser son corps ou une partie de son corps pour communiquer ou s’exprimer dans la vie quotidienne ou dans un contexte sportif ou artistique.
Ce type d’intelligence est très utile pour :

  • Réaliser des tâches faisant appel à une très grande précision dans le geste.
  • Apprendre en manipulant des objets comme un artisan.
  • Pratiquer des exercices physiques ou des sports, tels de grands footballeurs.

Antoine Griezmann en est un bon exemple, et puis il est de Mâcon comme moi. Il existe donc un potentiel intellectuel qui permet par exemple au joueur de foot de calculer la hauteur, la force et l’effet d’un tir. Le cerveau anticipe le point d’arrivée du ballon et met en branle une série de mouvements pour résoudre les problèmes.
L’expression des émotions d’un individu à travers son corps, ses performances physiques ainsi que par l’utilisation adroite d’outils indiquent la présence d’un potentiel intellectuel à ce niveau.

 

L’intelligence naturaliste

L’intelligence naturaliste est l’intelligence du biologiste, du botaniste, de l’écologiste, de l’océanographe, du zoologiste, de l’explorateur, du chasseur, du pêcheur et du chef cuisinier. L’individu est capable de classifier, de discriminer, de reconnaître et d’utiliser ses connaissances sur l’environnement naturel, les animaux, les végétaux ou les minéraux. Il a une habileté à reconnaître des traces d’animaux, des modèles de vie dans la nature, à trouver des moyens de survie; il sait quels animaux ou plantes sont à éviter, de quelles espèces il peut se nourrir. Il a un souci de conservation de la nature.
Souvent les personnes chez lesquelles cette forme d’intelligence est bien développée aiment posséder un cahier de notes d’observation ou garder leurs observations en mémoire; elles aiment prendre soin d’animaux, cultiver un jardin et sont en faveur de l’établissement de parcs dans leur ville; elles sont adeptes de la conservation de leur environnement. Les peuples indigènes utilisent cette forme d’ intelligence de façon exceptionnelle.

 

L’intelligence interpersonnelle

L’intelligence interpersonnelle, également appelée intelligence sociale permet d’agir et de réagir avec les autres de façon correcte. Elle l’amène à constater les différences de tempérament, de caractère, de motifs d’action entre les individus. Elle permet l’empathie, la coopération, la tolérance. Elle permet de détecter les intentions de quelqu’un sans qu’elles ne soient ouvertement avouées. Cette forme d’intelligence permet de résoudre des problèmes liés aux relations avec les autres; elle permet de comprendre et de générer des solutions valables pour
aider les autres. Elle est caractéristique des leaders et des organisateurs.
Dans les sociétés préhistoriques, l’organisation sociale était importante, la chasse nécessitait la collaboration et la participation du clan. Les groupes gravitaient autour d’un chef qui en assurait la solidarité et la cohésion.
Mère Téresa mettait à profit son intelligence interpersonnelle de façon exceptionnelle.

 

L’intelligence intrapersonnelle

L’intelligence intrapersonnelle est l’aptitude à faire de l’introspection, c’est-à-dire à revenir à l’intérieur de soi, à identifier ses sentiments, à analyser ses pensées, ses comportements et ses émotions. Cette forme d’intelligence permet de se comprendre soi-même, de voir ce qu’on est capable de faire, de constater ses limites et ses forces, d’identifier ses désirs, ses rêves et de comprendre ses réactions. C’est aussi la capacité d’aller chercher de l’aide en cas de besoin. En somme, c’est être capable d’avoir une représentation assez juste de soi.
Cette forme d’intelligence permet de résoudre des problèmes reliés à notre personnalité et de travailler sur soi. Elle fonctionne en étroite relation avec l’intelligence interpersonnelle, car pour bien fonctionner avec les autres, il faut être conscient de ses propres émotions et savoir les contrôler. Daniel Goleman, l’auteur de L’intelligence émotionnelle est un exemple de ce type d’intelligence.