Une bonne habitude à cultiver

On peut tout faire avec les signes de reconnaissance :

  • On peut en donner aux autres
  • On peut s’en donner à soi-même
  • On peut décider de ne pas en donner, i aux autres, ni à soi
  • On peut en recevoir
  • Lorsqu’on en reçoit, on peut les accepter ou… les refuser
  • On peut en demander
  • On peut les extorquer

Comme vous le voyez, la palette est multiple, nous allons passer ces différents points en revue pour comprendre ce qui se passe en vous et chez les autres. Nous garderons la classification d’intensité que nous venons d’aborder de 1 à 3 (+ ou -)
Commençons par les deux premiers, savoir en donner aux autres et savoir s’en donner à soi-même. Il est intéressant de constater que si vous ne savez pas en donner aux autres, commencez par vous les donner à vous-même, ça va grandement vous simplifier la tâche.

 

Vous pouvez donner des signes de reconnaissance

Commençons par les signes de reconnaissances positifs :

Lorsque vous donnez des (+++) et des (++) aux autres, vous les stimulerez, à condition que le signe de reconnaissance soit approprié à la situation. Faites également attention que le signe de reconnaissance que vous donnez soit dosé, personnalisé, argumenté, sincère et gratuit. Autrement dit, n’en faites pas trop et pensez vraiment ce que vous dites pour ne pas risquer d’avoir l’effet inverse.

Vous ne devez donc pas vous forcer à faire des (+++) si vous n’en avez pas envie. Ils ne seraient pas sincères et seraient alors interprétés par votre interlocuteur comme de la flatterie, voire même comme de la manipulation.

Faites très attention à ne pas dénaturer un signe de reconnaissance positif par une maladresse, du type « j’aime beaucoup être en votre compagnie, mais j’aime être en compagnie de tout le monde ». Une chose à éviter consiste à offrir un cadeau physique là où la personne attendait un encouragement ou un compliment. J’ai connu de très nombreuses personnes qui ne pouvaient pas s’empêcher d’offrir, sans cesse, des objets ce qui rapidement est interprété comme une sorte de corruption : « je t’achète ta présence »

 

Enchaînons avec les signes de reconnaissance négatifs

Vous pouvez donner des (–) pour aider votre interlocuteur à prendre conscience de son erreur ou de sa maladresse. Si vous êtes amené à adopter cette attitude, essayez, dans la mesure du possible, de lui exprimer votre critique en tête à tête. Gardez à l’esprit qu’une critique faite devant des témoins, à plus forte raison si ces témoins font partie de l’entourage de la personne à qui s’adresse votre remontrance sera certainement interprétée comme un (—), quel que soit le cadre, qu’il soit professionnel, amical ou privé.

Une erreur fréquemment commise consiste à ne rien dire quand tout va bien et à ne réagir que pour faire des remarques en cas de problème. En faisant ça, vous habituerez vos interlocuteurs à ne recevoir que du négatif.
Pour clôturer les signes de reconnaissance négatifs, sachez que donner des (—) empêche toute possibilité de discussion ou de négociation, en gros vous êtes en train de déclarer la guerre. Et vous savez comme moi que : « La guerre appelle la guerre ».

 

Vous pouvez vous donner des signes de reconnaissance à vous-même

Il est vrai qu’on est jamais aussi bien servi que par soi-même et n’oubliez, je vous ai dit plusieurs que vous ne devez pas hésiter à vous récompenser lorsque vous faites quelque chose de bien ou que vous arrivez au terme d’un de vos objectifs.
Vous pourrez en profiter pour exprimer aux autres vos plus grandes qualités
Faites attention de ne pas passer du « je suis » au « je suis le plus » qui, à ce moment-là provoquera l’effet inverse de celui attendu et ne donnera pas une bonne image de vous.

Un autre avantage est que dès lors que vous aurez compris comment vous donner des (+++) à vous-même, il vous sera d’autant plus facile d’en donner aux autres.