Comment renforcer le positif

Burrhus Frederic Skinner, ce grand psychologue a démontré, en en faisant l’expérience sur des animaux comme sur des humains, que lorsque la critique est réduite au minimum et le compliment accentué, ce qu’il y a de positif chez l’être humain se trouve renforcé, et ce qui est négatif s’en trouve affaibli parce qu’on n’y prête pas attention.

John Ring Alspaugh de Rocky Mount, en Caroline du Nord, a utilisé ce principe avec ses enfants. Comme dans beaucoup de familles, la principale forme de communication entre parents et enfants consistait à hausser le ton en permanence. Et, comme c’est souvent le cas, le comportement des enfants, comme celui des parents, au lieu de s’améliorer, empirait un peu plus chaque jour. Il semblait n’y avoir aucune solution.

M. Ringel Paugh décide alors d’appliquer les principes de notre Entraînement pour mettre un terme à cette situation.

  • Ma femme et moi étions résolument décidés à essayer de les complimenter plutôt que de les critiquer. Ce ne fut pas facile car nous ne voyons que ce qu’ils faisaient de mal. Il nous fut même difficile de trouver quelque chose à complimenter dans leur comportement. Nous y parvînmes et, les deux premiers jours, ils cessent de faire ce qui nous contrariait le plus. Puis, petit à petit, d’autres défauts disparurent. Ils commencèrent à tirer profit des compliments que nous leur faisions. Ils se mirent même à réparer leurs erreurs. Nous n’en croyons pas nos yeux. Bien sûr, ce ne fut pas permanent, mais, une fois les choses stabilisées, leur comportement devint tout de même meilleur. Il ne fut plus nécessaire de réagir comme nous le faisions auparavant. Les enfants agissaient plutôt bien.

Voilà le résultat que vous pouvez obtenir en louant le moindre progrès chez vos enfants plutôt qu’en condamnant les erreurs.

 

Comment obtenir un changement complet

Keith Roper de Woodland Hills, en Californie, a appliqué ce principe avec un de ses employés. Un travail d’une exceptionnelle qualité avait été exécuté dans son imprimerie par un nouvel ouvrier imprimeur qui, d’autre part, avait du mal à s’adapter à son poste.

Son supérieur estimait qu’il avait une attitude négative et qu’il fallait sérieusement songer à se passer de ses services.

Mis au courant de cette situation, M. Roper se rendit lui-même à l’atelier pour converser avec le jeune homme. Il lui dit quelle avait été sa satisfaction en recevant son travail et souligna que c’était le meilleur que cet atelier avait réalisé depuis longtemps. Il lui en expliqua précisément les raisons en insistant sur ce qu’une collaboration comme la sienne représentait pour son entreprise.

En l’espace de quelques jours, il se produisit un changement complet. Ce jeune imprimeur parla à plusieurs de ses collègues de la conversation qu’il avait eue avec son patron, se félicitant qu’il y ait quelqu’un, dans cette entreprise, pour apprécier le travail bien fait. Il devint à partir de ce jour-là un ouvrier loyal et dévoué.

M. Roper ne s’était pas contenté de le complimenter et de lui dire : Vous avez fait du bon travail.
Il lui avait expliqué en quoi son travail se distinguait des autres. Il ne s’agissait pas d’une vague flatterie, mais d’un compliment dûment motivé, et par conséquent plein de signification. Tout le monde aime être félicité, mais le compliment n’est apprécié que s’il repose sur des faits précis. Il est alors ressenti comme sincère, et non plus destiné simplement à faire plaisir.

Souvenez-vous que nous avons grand besoin de compliments et de considération, et que nous ferons tout pour nous les attirer.

Mais personne n’apprécie l’hypocrisie. Personne n’apprécie la flatterie.

Je le répète: les méthodes exposées dans ces articles ne réussiront que si elles sont sincères et viennent du cœur. Ce que je préconise, ce n’est pas une série de « trucs ». C’est une nouvelle manière de vivre.
Si nous savons révéler leurs trésors cachés à ceux qui nous entourent, nous ferons beaucoup plus que les influencer ou les stimuler. Nous les ferons progresser et se métamorphoser.

 

Nous vivons en-dessous de nos capacités

Voici ce qu’en dit le professeur William James, doyen de Harvard Et sans doute le plus grand psychologue américain :

Comparés à notre potentiel, nous ne sommes qu’à demi éveillés. Nous n’utilisons qu’une faible partie de nos ressources physiques et mentales. L’être humain vit bien en deçà de ses capacités. Il possède des trésors de talents qu’il laisse dormir.

Vous qui lisez ou relisez ces lignes, vous possédez forcément des capacités que vous laissez en sommeil ou, du moins, que vous n’exploitez pas au maximum. Parmi elles, se trouve la puissance quasi magique de stimuler les autres par vos encouragements sincères et de leur faire connaître les talents qui sommeillent en eux.

Les talents se fanent sous la critique. Ils fleurissent et fructifient avec l’encouragement.

 

PRINCIPE 27 : Louez le moindre progrès et louez tout progrès. Faites cela chaleureusement et généreusement