Les personnes charismatiques

Le charisme est un concept difficile à formuler. Quand quelqu’un est charismatique, il est magnétique, il est remarquable et les gens qui l’entourent souhaitent sa compagnie. Ces personnes charismatiques sont souvent des leaders naturels qui savent retenir notre attention. Beaucoup de célébrités et de personnes politiques ont un charisme naturel, mais certaines en ont plus que d’autres.
D’où cela vient-il ? Selon les études, la question se résume d’une part à la passion exprimée, à l’enthousiasme et l’énergie, et d’autre part à la sincérité et la conviction affichée. Cela viendrait également du fait que ces gens parlent avec tout leur corps et que leurs visages sont très expressifs.

Une recherche a révélé que les personnes qui bougent davantage sont plus susceptibles d’être considérées comme charismatiques. La raison invoquée est que lorsque quelqu’un bouge en parlant, tout son corps participe à l’expression ce qui multiplie les signaux émis et donc les signaux perçus par l’auditoire. Cela nous dit l’importance du langage corporel qui renforce l’effet de conviction personnelle et l’impact sur les personnes de l’entourage. En fait devant une personne qui s’exprime aussi avec le corps, non seulement nous faisons appel à l’ouïe pour écouter ce qu’elle dit, mais en plus, nous faisons appel à la vue pour regarder et analyser les mouvements. Cela a pour conséquence de renforcer le message : nous sommes plus sollicités et donc plus attentifs.

 

Albert Mehrabian

Le verbal, le non-verbal et le para-verbal

L’une des premières choses que j’enseigne est que le pouvoir des mots (du verbe) est très relatif. Très relatif car les mots sont moins importants que le ton de votre voix et les gestes qui accompagnent votre discours.
Prenez conscience que lorsque vous parlez, vos interlocuteurs filtrent vos paroles selon trois critères : le verbal, le para-verbal et le non-verbal.
Le verbal regroupe l’ensemble des mots que vous employez, le para-verbal se concentre le ton, le volume, le timbre… de votre voix) et, pour finir, le non-verbal implique tout ce qui n’est pas prononcé votre position corporelle, vos gestes, vos attitudes…
Pour avoir quelques informations chiffrées sur l’importance de chacune de ces catégories penchons-nous sur les travaux d’Albert Mehrabian, psychologue et professeur de psychologie à l’université de Californie, qui nous livre les résultats d’une étude intéressante sur ce sujet : La règle des 7 % – 38 % – 55 % dont vous avez très probablement entendu parler et qui nous indique que :

  • 7 % de la communication est verbale
  • 38 % de la communication est para-verbale
  • 55 % de la communication est non-verbale

L’expérience d’Albert Mehrabian consistait à estimer l’importance relative des mots, de la voix et des expressions du visage dans l’établissement, l’appréciation ou le rejet de quelqu’un, par exemple lors d’un entretien d’embauche, d’un rendez-vous amoureux ou d’une opération de vente. Généraliser à tous les types de messages et à toutes les situations de communication serait abusif mais étudiez attentivement ce qui se passe lorsque vous communiquez.
Vous vous rendrez vite compte que si les chiffres ne sont pas à prendre au pied de la lettre dans tous les cas, les grandes tendances sont là et vous allez devoir en tenir compte lorsque vous communiquez.

Quelques explications pour bien comprendre la signification des termes utilisés :

Le verbal

Le verbal exprime le sens littéral des mots employés. Encore faut-il être certain que les mots ont la même signification pour tous. Les exemples ne manquent pas de mots qui n’ont pas la même signification suivant les régions dans lesquelles ils sont utilisés. C’est un autre débat mais qui a, malgré tout, sa place lorsque vous échangez avec d’autres personnes.

 

Le para-verbal

Le para-verbal regroupe toutes les nuances que vous donnez à votre discours, c’est-à-dire le rythme de votre parole, sa force, la rapidité de votre élocution, le timbre de votre voix, sa mélodie… N’oubliez pas que nous sommes face à 38 % du message reçu…
Pour bien comprendre, imaginez que vous décidiez de lire de la poésie à un animal de compagnie, un chien par exemple. Il ne comprend probablement pas les mots que vous prononcez mais si votre voix est douce, gentille, bienveillante, il y a de fortes chances qu’il manifeste sa satisfaction en battant de la queue. Changez de ton, haussez la voix, il peut devenir craintif, avoir peur, mettre “la queue entre les jambes”. Méfiez-vous quand même si le chien en question est un doberman ou autre chien de défense, le haussement de voix peut avoir une toute autre réaction !!!

 

Le non-verbal

Le non-verbal, principalement vos gestes, vos attitudes, la position de votre corps… mais également tout ce qui est beaucoup plus difficile à contrôler tel que votre respiration, le changement de couleur de votre visage, le changement de forme des éléments de votre visage, la bouche, les yeux, les narines… Attention nous sommes face à plus de la moitié de la perception de votre message.

Tout ça ne signifie pas que les mots que vous prononcez n’ont pas d’importance. Ça signifie simplement que lorsque votre communication n’est pas en phase dans les trois domaines, vos interlocuteurs se concentreront d’abord sur votre attitude et vos gestes, puis sur votre ton et, pour finir, sur les mots que vous prononcez.
Exemple, votre interlocuteur vous dit qu’il ne sent pas le temps passer en votre présence. Par contre, il regarde sa montre toutes les trente secondes et a les pieds dirigés vers la porte. Pour couronner le tout, il vous dit ça en mimant le fait de souffler avec sa bouche.

Question : Il vous a bien dit qu’il ne sent pas le temps passer en votre présence mais vous, vous en pensez quoi ?