Une perception différente de l’environnement

Aujourd’hui, nous allons nous occuper d’un sujet sur lequel vous êtes très nombreux à me poser des questions. Vous avez bien tous compris que nous avons chacun nos préférences comportementales à travers la méthode DISC.

La question qui revient le plus souvent est : Je suis plutôt « Dominant » ou « Influent », comment dois-je faire pour bien communiquer avec un « Stable » ou un « Conforme » ?
Nous arrivons là dans le vif du sujet. Ce qui me rassure, c’est que si vous vous posez cette question, vous avez parfaitement compris que nous avons tous une perception différente de notre environnement. Et que le seul moyen de vous en tirer est de savoir faire preuve de « flexibilité ».
Il existe de multiples possibilités mais je vais vous en donner une en particulier qui marche particulièrement bien. Je le sais parce que c’est elle que j’utilise depuis de nombreuses années.
Concentrez votre attention !

 

Ce que ça va vous apporter

Concentrez votre attention et pratiquez l’écoute active. Pour cela, vous allez devoir vous adapter à votre interlocuteur. L’objectif de cette méthode est d’obtenir une synergie parfaite entre votre interlocuteur et vous, sans jugement et sans préjugé.
Cette pratique vous permettra de réaliser que vous avez en face de vous une personne dotée de sentiments et d’émotions, même si sa manière de percevoir son environnement est différente de la vôtre.

Ce qui se passera en vous

L’écoute bienveillante (autre nom de l’écoute active) vous rend disponible à votre interlocuteur et à sa perception du monde, son univers de codes et de significations. Par automatisme, il se sentira compris et n’aura pas besoin d’utiliser son énergie à se défendre ou à vous attaquer. A partir de là, vous utiliserez vos énergies à échanger, à réfléchir et en finale, à trouver des solutions. Concentrez votre attention sur l’autre et sur ses paroles et non sur vous.
L’un des précurseurs de l’écoute active a été le psychologue Carl Rogers, il disait.
L’écoute active est une approche centrée sur la personne.

Comment faire

La première des choses et ce n’est pas facile lorsque l’on est des types « Dominant » ou « Influent », est avant tout de savoir taire son propre discours. Arrêtez de parler et concentrez toute votre attention sur les paroles de votre interlocuteur.
Prenez également en compte ses silences, en perdant cette habitude de terminer les phrases à la place des autres. Les silences de votre interlocuteur « Stable » ou « Conforme » lui permettent de suivre son rythme et lui laissent le temps d’analyser ses émotions.

Posez-lui des questions ouvertes du type

  • Qu’est-ce qui vous a amené à prendre cette décision ?
  • Comment vous y êtes-vous pris pour résoudre ce problème ?

 

Pour mieux imager mon propos

Tout va bien dans votre vie, n’est-ce pas ?
N’entrainera pas du tout le même type de réponse que :
Rencontrez-vous des difficultés particulières dans votre vie quotidienne ?

C’est la grande différence entre une question fermée qui, dans le cas présent, ne laisse le choix qu’entre deux réponses (oui ou non) et une question ouverte qui laisse votre interlocuteur s’exprimer.

 

Donnez régulièrement des « feedbacks »

En reformulant ce que vous dit votre interlocuteur. Ces feedbacks peuvent se concevoir de manière verbale mais également de manière non-verbale :

Vous pouvez, par exemple, manifester des hochements de tête, le regarder régulièrement dans les yeux (pas trop longtemps pour ne pas le gêner), …

En contrepartie, évitez d’être impassible avec les bras croisés et le visage fermé. Surtout, occupez-vous de lui, ne soyez pas « distrait ». Je vous rappelle que la méthode s’appelle « écoute active ».

 

N’oubliez pas

  • Concentrez votre attention sur votre discussion et sur ce qui est en train de se passer.
  • Évitez de donner votre opinion ou de porter des jugements
  • Restez au niveau des faits concrets et spécifiques.

Personnellement, cette méthode m’a tellement apporté que pour aller plus loin et pour développer plus complétement ma faculté d’écoute, j’en ai fait une activité parallèle à mes autres activités.
C’est comme ça que je suis devenu « écrivain biographe », ce qui m’avait d’ailleurs valu à l’époque une certaine notoriété.

Le fait de devoir écouter les autres et d’être attentif à leurs réponses pour pouvoir rédiger leur histoire m’a permis de découvrir beaucoup de choses sur eux… et, encore plus, sur moi.