Corps et esprit agissent l’un sur l’autre

Ce qui se passe dans votre esprit a des répercussions sur votre corps, et bien entendu, l’inverse est vrai. Lorsque vous observez votre interlocuteur, observez en particulier ses gestes, surtout les gestes involontaires tels que le mouvement de ses yeux. Le ton de sa voix peut également vous donner des indications précieuses. N’oubliez pas que ce qui est vrai pour votre interlocuteur l’est également pour vous.

Nous avons déjà étudié le concept du verbal, du para-verbal et du non-verbal mais j’y reviendrai prochainement dans le cadre de « l’Analyse Psycho Comportementale ». C’est un concept particulièrement important dans le présupposé que nous sommes en train d’étudier. Dès que l’on observe des modifications dans le para-verbal (le ton de la voix) ou dans le non-verbal (les gestes) d’une personne, on peut en déduire qu’il se produit des modifications concomitantes au niveau de son état d’esprit, de sa pensée.

 

Il est possible de reproduire les performances des autres

C’est un présupposé très important, autrement dit, si quelqu’un a été capable de le faire, vous êtes capable de le faire également. C’était d’ailleurs la base de la Programmation Neuro Linguistique (PNL), qui à l’origine, voulait étudier les comportements des thérapeutes d’excellence afin d’en déduire les comportements, les techniques et les savoir-faire pour pouvoir dupliquer leurs performances dans le but de les généraliser.

Il est donc possible de dupliquer et de modéliser les comportements efficaces d’une autre personne en adoptant l’ensemble de ses savoir-faire et de ses savoir-faire. Vous devrez bien entendu être prêts à vous sacrifier et, éventuellement, à rattraper vos retards ce qui limite un peu l’accès à la technique. Je veux dire par là que si vous souhaitez dupliquer les comportements d’un athlète qui s’entraîne dix heures par jour depuis plusieurs années, voire plusieurs décennies, vous partez avec un sérieux handicap.

Par contre, si vous souhaitez devenir un meilleur communicant ou un meilleur coach… Commencez par trouver des modèles qui vous conviennent, renseignez-vous sur eux, observez-les et… imitez-les. S’ils ont l’habitude de se lever à cinq heures du matin, d’aller faire un footing (quel que soit le temps), puis de se mettre directement au travail et que vous ne voulez pas faire comme eux, alors ne vous plaignez pas que ça ne fonctionne pas avec vous. Tout ça pour vous dire, que ces efforts nécessitent parfois des sacrifices !
Ce qui nous amène directement au présupposé suivant

 

Si vous n’atteignez pas votre objectif avec un comportement, changez ce comportement

Quand vous ne parvenez pas à atteindre un objectif et que vous savez que c’est dû à votre comportement, la solution est dans l’énoncé, changez de comportement… Essayez autre chose. Autrement dit, faites preuve de flexibilité. Nous reviendrons très régulièrement sur ce concept de flexibilité car il est à la base d’une bonne pratique de « l’Analyse Psycho Comportementale ».

 

Le sens de ce que nous communiquons est dans la réponse que nous obtenons

Le concept du verbal, du para-verbal et du non-verbal va encore frapper. Imaginons, vous êtes dans une salle d’attente, vous croisez le regard de quelqu’un sans intention particulière et voilà que cette personne vous adresse un regard agressif, c’est gênant mais tant qu’il n’en vient pas aux mains tout va bien. Mais que s’est-il vraiment passé avec cette personne que pourtant vous ne connaissez pas. Explications : Votre attitude, votre regard présageait probablement un jugement, une critique voire de l’agressivité. Même si vous n’avez pas conscience de ce que vous communiquez, c’est ce que vous obtenez en réponse qui compte.

Lorsqu’une expérience de ce genre se produit, analysez votre attitude. Il important d’évaluer quel message vous êtes en train de transmettre (inconsciemment) et comment le message est compris par l’autre, le cas échéant, voyez comment vous pouvez faire pour le changer afin d’être plus efficace. Il s’agit d’être réceptif à l’impact de ses messages (feedback) et d’en tenir compte pour ajuster sa communication au modèle du monde de son interlocuteur.