Gérer et répartir cette énergie

Si les signes de reconnaissance peuvent être conditionnels ou inconditionnels, positifs ou négatifs, il faut cependant bien comprendre la façon dont chacun d’entre nous gère ces échanges et ce qu’il fait de cette énergie.
Tout se passe comme si, chacun d’entre nous, selon son éducation et ses expériences personnelles, avait fini par donner sa préférence à un mode de gestion qui lui correspond parmi ceux qui suivent :

 

Capacité à donner des signes de reconnaissance

Certains d’entre nous ont plus de facilité que d’autres à donner des signes de reconnaissance, une attitude provenant directement de leurs proches qui leur ont appris à exprimer leurs sentiments. A leur tour, elles vont répercuter cette habitude en donnant beaucoup de signes et de témoignages extérieurs d’émotions, à travers des démonstrations (parfois voyantes) de sentiments positifs.
Attention, quand il y a une exagération manifeste ou un abus, autrement si vous donnez des signes de reconnaissance positifs à une personne qui n’en a pas envie, vous pouvez tomber la politesse exagérée ou la mièvrerie, voire même dans le mensonge ou l’hypocrisie.

 

Capacité à demander des signes de reconnaissance

D’autres sont en demande permanente de signes de reconnaissance, quêtant l’approbation des autres, à l’affût du moindre sourire, de la plus petite phrase qui va leur prouver qu’ils agissent bien… Eternels insatisfaits, ils doutent d’eux-mêmes et n’ont pas confiance en eux. Ils cherchent en permanence à renforcer leurs positions de vie négatives (moi ok –, toi ok +). Il en existe d’autres qui mettront un point d’honneur à ne jamais rien demander : « Cela me ferait mal, plutôt crever. »
Ne rien demander, alors que c’est une nécessité revient à se prouver qu’on peut se passer des autres et que, par conséquent, on est plus fort qu’eux, on les domine parce qu’on est « au-dessus de ça ». Ça aboutit généralement à chercher des compensations, la plupart du temps en cherchant des positions de pouvoir afin de se retrouver, effectivement, au-dessus des autres… mais seul et sans personne à qui se confier (moi ok +, toi ok –).

 

Capacité à recevoir des signes de reconnaissance

Certains ont appris à recevoir des signes de reconnaissance essentiellement parce qu’elles trouvaient beaucoup de qualité aux personnes qui leur en envoyaient.
À l’inverse, une jeune femme à qui vous faites un compliment de façon franche et spontanée, par exemple qu’elle est jolie, que sa robe lui va bien, que vous aimez sa nouvelle coiffure… et qui, en retour, vous répond : « Moi, belle, vous voulez rire, vous me flattez ! », ne sait pas, ou n’a pas appris à recevoir ce signe de reconnaissance simple et spontané.

 

Capacité à refuser des signes de reconnaissance

Savoir refuser quand on n’en a pas envie est également une autre façon de gérer l’ensemble de ses signes de reconnaissance.
Vous connaissez certainement des personnes qui ne savent pas dire non. En général, ça provient d’une injonction reçue dès leur plus jeune âge et qui est « fais plaisir ». Comme elles s’occupent trop des autres, elles ne tiennent pas compte de leurs propres besoins et se retrouvent victimes de leur propre gentillesse ou, pour certains, de la crainte de l’affrontement.

 

Capacité à se donner à soi-même des signes de reconnaissance

Une des recommandations que je vous ai déjà faite à plusieurs reprises est de savoir vous récompenser à chaque fois que vous atteignez un objectif ou à chaque fois que vous franchissez un palier dans votre développement personnel. Vous devez savoir vous donner à vous-même des signes de reconnaissance pour ce que vous faites d’utile, de positif et de constructif.
Il est important pour votre santé psychique, que vous sachiez vous donner des signes de reconnaissance. Si vous ne le faites pas, vous finirez par ne vivre qu’à travers les autres. Quand on vit pour soi, on se donne implicitement la permission d’être heureux et donc d’apporter du bonheur aux autres. De plus, comment comprendre les besoins des autres si on n’est pas capable de tenir compte des siens.
Mais n’oubliez pas que, ne se donner qu’à soi-même, c’est vivre dans l’égoïsme.

 

Affirmations sur les signes de reconnaissance

  • Chaque être humain a besoin d’une dose de signes de reconnaissance minimum par jour, faute de quoi, il dépérit ou se réfugie dans l’apathie et l’indifférence
  • L’être humain ne peut donner que ce qu’il a reçu : s’il n’a reçu que des coups de pied, il ne donnera plus tard que des coups de pied, à moins d’un travail thérapeutique
  • Quand quelqu’un ne peut plus obtenir de signes de reconnaissance positifs dans une situation, il préférera mettre en place une stratégie pour obtenir des signes négatifs : tout est en effet préférable à l’indifférence, même se donner ou donner des coups de pied aux autres.

Il est important de donner des signes de reconnaissance aux trois états du Moi :

  • A l’état Parent, sous forme de valorisations de l’expérience ou du sens des responsabilités
  • A l’état Adulte sous forme de valorisations du sens de l’autonomie, de l’adaptation à la réalité
  • A l’état Enfant, sous forme de valorisations de ses sentiments positifs