Pour être partout le bienvenu

Parmi les plus doux souvenirs de mon enfance, je revois toujours un petit chien à poil jaune, à la queue écourtée, qui s’appelait Tippy. Tippy n’avait jamais lu le moindre bouquin de psychologie.
Il n’en avait pas besoin. Aucun professeur n’aurait pu lui apprendre quoique ce soit sur l’art de plaire. Il avait une méthode parfaite pour se faire aimer des gens il les aimait lui-même. L’affection qu’il me donnait était si spontanée et si sincère que je ne pouvais m’empêcher de le chérir en retour.
Voulez-vous gagner les sympathies ? Faites comme Tippy. Soyez Aimable. Oubliez-vous. Pensez aux autres.

Vous vous ferez plus d’amis en deux mois en vous intéressant sincèrement aux autres que vous ne pourrez en conquérir en deux ans en vous efforçant d’amener les autres à s’intéresser à vous.

 

Les gens pensent à eux-mêmes

Et, pourtant, nous connaissons tous des gens qui peinent toute leur vie en voulant à tout prix que les autres s’intéressent à eux. Vains efforts !… Les gens ne songent pas à vous. Ils ne songent pas à moi. Ils songent à eux-mêmes. Ils y pensent le matin, à midi et le soir.
La Compagnie des Téléphones de New York vient de faire une enquête pour savoir quel était le mot le plus fréquemment employé au cours des conversations. Vous avez deviné… C’est le pronom personnel JE. Il a été prononcé trois mille neuf cents fois au cours de cinq cents conversations, « je », « je », « je », « Moi », « moi », « moi » !

Quand vous examinez la photographie d’un groupe dont vous faites partie, quelle est la personne que vous regardez la première ? Si nous nous efforçons seulement d’impressionner nos semblables, d’attirer leur attention sur nous-même, nous n’aurons jamais beaucoup d’amis sincères. Les amis, les vrais amis, ne se gagnent pas ainsi.

Napoléon le savait bien et, lors de sa dernière entrevue avec Joséphine, il lui dit :

Joséphine, j’ai été aussi comblé qu’un homme peut l’être sur cette terre. Et pourtant, en ce moment, tu es la seule personne au monde sur laquelle je puisse compter… Et Les historiens se demandent s’il pouvait même compter sur elle…

 

Le vrai sens de la vie

Alfred Adler, le célèbre philosophe, a écrit un livre magnifique, intitulé : Le Vrai Sens de la vie, où il dit :

L’individu qui ne s’intéresse pas à ses semblables est celui qui rencontre le plus de difficultés dans l’existence et nuit le plus aux autres.

Vous pourrez lire des douzaines de volumes sur la psychologie avant de découvrir une phrase aussi vraie et aussi riche de sens. La déclaration d’Adler est si importante que je veux l’écrire encore :

L’individu qui ne s’intéresse pas à ses semblables est celui qui rencontre le plus de difficultés dans l’existence et nuit le plus aux autres.

Le directeur d’un grand magazine, homme averti et expérimenté, déclara, au cours d’une conférence, qu’il lui suffisait de parcourir deux ou trois paragraphes des innombrables contes et nouvelles qu’on lui adressait chaque jour pour savoir si l’auteur aimait ses semblables. Si l’écrivain n’aime pas les autres, ceux-n ‘aimaient pas ses histoires, assurait-il.

Il s’interrompit à deux reprises pour s’excuser de faire un sermon : Je vous parle comme un prédicateur; mais c’est la vérité, il faut vous intéresser aux gens pour que vos histoires plaisent.
Si cela est juste lorsqu’il s’agit de nouvelles ou de romans, vous pouvez être certains que ce l’est d’autant plus quand il s’agit de s’adresser aux gens face à face.