Ne craignons pas de nous donner de la peine

Pour conquérir l’amitié des autres, ne craignons pas d’accomplir des choses qui exigent du temps, de la réflexion, des efforts et de l’abnégation. Au temps où l’ex-roi Edouard III était prince de Galles, il devait faire une tournée en Amérique du Sud. Pour se préparer à ce voyage, il étudia pendant plusieurs mois l’espagnol, afin de prononcer ses discours dans la langue du pays. C’est ainsi qu’il conquit le cœur des Sud-Américains.

Voici des années que je note soigneusement sur un carnet les anniversaires de mes amis. Comment je m’y prends pour les découvrir? C’est très simple. Bien que je n’aie pas la moindre foi en l’astrologie, je commence par demander à mon ami s’il croit que la date de naissance a un rapport avec le caractère et la destinée. Je m’enquiers ensuite du mois et du jour de sa naissance. S’il répond: le 24 novembre, par exemple, j’enregistre et je répète mentalement : 24 novembre… 24 novembre…

Dès qu’il a le dos tourné, j’inscris sur un papier son nom et cette date, et, un peu plus tard, je transfère ces indications sur mon carnet. Au Début de l’année, je porte chaque anniversaire sur la page correspondante de mon agenda, de façon que, le moment venu, il soit automatiquement rappelé à mon intention. Le jour arrivé, j’expédie ma lettre ou mon télégramme de félicitations…

Quelle Surprise ! Quel succès ! Bien souvent je suis le seul à m’être souvenu de l’anniversaire. Il est vrai que de nos jours, les réseaux sociaux et les multiples applications de votre smartphone ont bien révolutionné cette pratique, lui faisant perdre un peu de son intérêt.

 

Vous voulez vous rendre sympathique ?

Alors, accueillez les gens avec chaleur et empressement. Au téléphone, faites de même : répondez ‘Allo’ sur un ton qui montre que vous avez du plaisir à entendre la voix qui vous appelle. Les centres d’appels enseignent à leurs collaborateurs à débuter la conversation d’une manière si plaisante qu’elle signifie :

‘Bonjour! Je suis heureux de vous servir‘

Pensez à cela la prochaine fois que vous décrocherez votre téléphone. Montrer intérêt et admiration sincères à autrui est une qualité qui vous permet de gagner sa sympathie. Et lorsque les employés d’une entreprise en font preuve, leurs clients leur restent fidèles. Dans une publication de la Banque nationale d’Amérique du Nord de New York est parue une lettre d’une cliente, Madeline Rosedale :

J’aimerais que vous sachiez à quel point j’apprécie votre personnel. Tout le monde chez vous est si gentil, si courtois et serviable. Quel plaisir, après avoir fait la queue, d’être aimablement accueilli par le caissier. L’année dernière, ma mère a dû être hospitalisée cinq mois et votre caissière, Marie Petrucelli, ne manquait jamais de me demander de ses nouvelles.
Après ce témoignage, pouvons-nous encore douter que Mme Rosedale ne reste fidèle à cette banque ?

 

Trouver le bon argument

Charles R. Walters, analyste financier dans une grande banque de New York, fut chargé de préparer un rapport confidentiel sur le crédit d’une certaine société. Il connaissait un seul homme possédant les renseignements désirés. Il se rendit chez lui. C’était Le président d’une vaste entreprise industrielle. A peine introduit, il vit une secrétaire passer sa tête par la porte d’un bureau adjacent et annoncer à son chef qu’elle n’avait pas de timbres pour lui aujourd’hui. Je collectionne les timbres pour mon fils qui a douze ans, expliqua le président.

M. Walters exposa le but de sa mission et commença à poser quelques questions. Mais l’industriel se montra extrêmement vague, réticent, nébuleux. Il ne désirait pas se compromettre et rien ne l’invitait à parler. L’entrevue fut brève… et stérile. Franchement, je ne savais que faire, disait M. Walters en rapportant l’histoire à ses camarades de promotion.

Alors, je me souviens de la remarque de sa secrétaire : les timbres., le jeune fils… Je me rappelai aussi que le Service étranger de notre banque recueillait tous les timbres qu’un courrier énorme lui apportait chaque jour. J’étais sauvé, le lendemain, dans l’après-midi, je retournai voir mon homme. Je lui fis passer un petit billet l’informant que j’apportais des timbres pour son fils…

Ah ! Mes amis, quel accueil ! Il ne m’aurait pas secoué la main avec plus d’enthousiasme si j’avais été électeur et lui candidat au Congrès. Il n’était que sourires et bonnes dispositions. Il ne cessait de répéter, tout en tournant et retournant les vignettes: “Mon George sera enchanté de celui-ci! Et celui-là ! C’est une merveille ! …“

Pendant une demi-heure, nous avons parlé timbres, tout en regardant la photographie du jeune garçon. Puis cet important personnage passa une autre heure à me donner tous les renseignements que je désirais, et que je n’avais même pas eu à lui demander. Après m’avoir révélé tout ce qu’il savait, il fit appeler ses employés pour les interroger : il téléphonait devant moi à d’autres personnes qu’il connaissait pour obtenir des données supplémentaires. Il me combla de rapports, de chiffres et de correspondance. Un triomphe sans précédent.