Coaching, mode d’emploi

Dans mon précédent article nous en étions restés aux 3 premières étapes du modèle GROW, nous allons maintenant analyser la 4ème et dernière étape de ce mode d’emploi du coaching : La volonté de réaliser ce qui a été décidé.

Mais avant tout, un petit rappel rapide des trois premières étapes:

  • La définition d’un objectif (Goal) pour la séance, à court et à long termes.
  • L’examen approfondi et objectif de la réalité (Reality) et l’exploration de la situation présente.
  • La recherche des Options possibles.

 

Pour terminer ce cycle, nous allons aborder la dernière étape

Les actions à entreprendre, en définissant qui devra faire quoi, quand, et en évaluant le pourcentage de chance pour que cette tâche soit effectivement accomplie, donc la volonté de l’accomplir (Willingness).
Puis nous regarderons en détail les principales qualités dont devra faire preuve votre coach.

Coaching mode d’emploi : Willingness (Volonté)

Il n’existe pas de séance de coaching sans plan d’action final, même si ces actions sont infimes, votre coach doit vous en fixer un qui soit en adéquation avec votre demande.
Pour entreprendre un long voyage, il faut faire un premier pas, aussi minime soit-il. C’est là que réside la philosophie du coaching : le but du coach est de mener son coaché vers l’action. Pour franchir cette étape, le questionnement continue

  • Quelles sont les étapes que vous souhaitez (devez) atteindre ?
  • Comment verrez-vous que vous avez franchi votre premier pas ?
  • Quels progrès tangibles aurez-vous accomplis ?
  • Quand vous aurez franchi ce cap, que ressentirez-vous ?
  • Une réussite se fête, avec qui allez-vous célébrer votre réussite ?

Le coaché reste « son meilleur adversaire », c’est pour cette raison que le coach l’incitera à accomplir des actions qui lui permettront une première avancée. Il doit l’encourager et le placer dans un contexte d’évolution positive.

  • Rédiger un texte, une synthèse…
  • Lire un livre expliquant certains outils ou certaines méthodes.
  • Se renseigner à travers Internet pour trouver ce qui lui manque.

Il est important de souligner qu’un coach n’agit pas comme un formateur (bien qu’il arrive qu’il le soit réellement), il donnera les pistes nécessaires mais il laissera toujours son client trouver SES solutions. La séance suivante permettra de faire le point sur l’avancée (ou la non-avancée) du travail.
C’est à ce niveau qu’intervient le fameux Willingness (Volonté). Le client doit avoir la volonté de tenir ses engagements, inutile par conséquent de viser trop haut lors des premières séances.

Un bon coach doit laisser son client s’en aller vers l’autonomie.

Tout coaching a une durée qui est basée sur l’importance des objectifs que le coaché veut atteindre. Comme toutes les meilleures choses ont une fin, il arrive un moment où le nombre de séances envisagé est atteint et le coaching se termine sur une dernière série de questions.

  • Vous sentez autonome sinon de quoi avez-vous encore besoin ?
  • Pensez-vous que les objectifs que nous nous étions fixés sont totalement atteints ?
  • Quels moyens utiliserez-vous pour mesurer l’efficacité de ce coaching ?
  • Le coaching étant un partenariat, votre coach en profitera pour obtenir votre feed-back·
  • Est-ce que le travail que nous avons effectué ensemble correspondait à vos attentes ?
  • Qu’est-ce qui a été le plus difficile pour vous ?
  • Quel moment a été déterminant pour vous ?
  • Si nous étions amenés à nous revoir, quelle stratégie pourrions-nous mettre en place ensemble ?

 

En ce qui concerne le retour sur investissement d’un bon coaching, il agit aussi bien à court terme par une modification immédiate du comportement, qu’à moyen et long terme.
D’après le « Jack Phillips Center for Research », le retour sur investissement d’un bon coaching s’élève à environ 350 %.
Les mesures se font sur la base du salaire économisé, le coaching procure

  • Une meilleure efficacité au travail.
  • Une baisse de l’absentéisme.
  • Une forte amélioration de la motivation.
  • Un meilleur service à la clientèle.
  • Des temps de réponse réduits.

Nous verrons prochainement que le rôle d’un coach consiste avant tout à valoriser son client et à le mettre en confiance grâce à la qualité de son écoute.

Votre coach doit être bienveillant, ouvert et ne pas porter de jugement.

Si ce n’est pas le cas, n’hésitez pas à mettre les choses au point avec votre coach. En dernier recours, n’hésitez pas à changer de coach, il n’y a rien de pire que de travailler avec un coach avec lequel on ne s’entend pas.