Un autre aspect de l’écoute active

 

Comment faire pour pratiquer l’écoute bienveillante : La première des choses, et ce n’est pas facile lorsque l’on est du style à aimer dominer ou à aimer influencer les autres, est avant tout de savoir taire son propre discours. Arrêtez de parler et concentrez toute votre attention sur les paroles de votre interlocuteur.
Prenez également en compte ses silences, en perdant cette habitude de terminer les phrases à la place des autres. Les silences de certains de vos interlocuteurs plus « tranquilles » que vous, leur permettent de suivre leur rythme et leur laissent le temps
d’analyser leurs émotions.

Posez-lui des questions ouvertes du type :

  • Qu’est-ce qui vous a amené à prendre cette décision ?
  • Comment vous y êtes-vous pris pour résoudre ce problème ?

 

Pour mieux imager mon propos :

Tout va bien dans votre vie, n’est-ce pas ?  N’entraînera pas du tout le même type de réponse que : Rencontrez-vous des difficultés particulières dans votre vie quotidienne ?

Donnez régulièrement des « feedbacks » en reformulant ce que vous dit votre interlocuteur. Ces feedbacks peuvent se concevoir de manière verbale mais également de manière non-verbale : Vous pouvez, par exemple, manifester des hochements de tête, le regarder régulièrement dans les yeux (pas trop longtemps pour ne pas le gêner), …
En contrepartie, évitez d’être impassible avec les bras croisés et le visage fermé. Surtout, occupez-vous de lui, ne soyez pas
« distrait ». Je vous rappelle que la méthode s’appelle « écoute active ».

 

Restez au niveau du concret

Évitez de donner votre opinion ou de porter des jugements – Restez au niveau des faits concrets et spécifiques.

Personnellement, cette méthode m’a tellement apporté que pour aller plus loin et pour développer plus complètement ma faculté d’écoute, j’en ai fait une activité parallèle à mes autres activités.
C’est comme ça que pendant quelques années, en parallèle de mes activités de formation et de coaching, je suis devenu « écrivain biographe », ce qui m’avait d’ailleurs valu à l’époque une certaine notoriété.

Quoi que j’ai de moins en moins de temps, encore maintenant, il m’arrive lorsque je trouve une personnalité passionnante d’écrire sa « biographie ».
Bien entendu, je ne vous dis pas d’en faire votre métier mais vous pouvez par exemple proposer à un membre de votre famille qui a eu une vie passionnante de l’aider à mettre de l’ordre dans ses souvenirs.
Vous verrez que votre « capacité d’écoute » va très rapidement s’en retrouver renforcée. Et vous vous rendrez rapidement compte qu’il y a beaucoup de choses que vous ignorez sur la vie de ceux que vous côtoyez tous les jours.
Dans les premiers temps, vous serez même obligés de déployer des trésors de patience et d’ingéniosité pour réussir à les « faire
parler ».

Je rassure les plus réfractaires, il y a également beaucoup d’autres méthodes pour apprendre la « patience » mais celle-ci en est
vraiment une très bonne.

À retenir

Nous avons déjà abordé pas mal de choses depuis le début de ces articles. Qu’avons-nous appris ?

  • N’essayez pas d’impressionner les gens.
  • Il n’y a pas de substitut à la passion et à l’intérêt sincère pour un sujet.
  • Faites des recherches sur les éléments de connaissance pertinents avant les rencontres prévues.
  • Développez votre culture générale et laissez-la s’infiltrer naturellement dans la conversation.
  • Ecoutez activement.
  • Privilégiez vos faits accomplis.