Se dépasser pour pouvoir aider les autres

Comment être patient et vous guérir vous-même va aider les autres à aller plus loin et à s’améliorer
Vous dépasser vous-même dans le but de pouvoir aider les autres est une source de croissance intérieure. Pour nous aider à comprendre la sagesse de cette nouvelle idée, nous devons tout d’abord penser à des idées tout aussi importantes. Une bonne partie de la manière dont nous nous voyons nous-mêmes est, en fait, le résultat de nos relations avec nos connaissances et avec ceux que nous aimons. Nous sommes toujours dans cette fameuse perception que nous avons déjà maintes fois évoquée et qui dépend de chacun.

 

Prise de conscience de soi et des autres

Il est important de prendre conscience qu’une grande partie de la manière dont nous nous voyons, dont nous nous évaluons nous-mêmes est secrètement liée à ces valeurs que nous attribuons aux personnes proches de nous.
Nous pouvons aider les autres à grandir simplement en acceptant, consciemment, de leur donner l’espace nécessaire pour réaliser leurs changements, même si ces changements défient notre perception de soi et notre bien-être. En tant qu’exemple simple de la manière d’aider de cette manière, nous devons apprendre à rester silencieux lorsque les actes de quelqu’un proche de nous commencent à nous gêner. Pourquoi ce nouveau genre de silence est-il si important pour la croissance des deux parties impliquées ?

Pour commencer, la gêne que nous ressentons dans ces moments est causée par une sorte de frisson qui nous envahit. Notre perception tremblante est l’effet d’une certaine image que nous avions de cette personne tombant au sol et se brisant, comment ça… elle n’agit plus comme nous aurions souhaité qu’elle le fasse. À part nos enfants, que nous devons guider à travers leurs années de développement, nous devons apprendre à laisser les gens tranquilles quand il s’agit des décisions qu’ils décident de prendre et des actes qui en découleront. Il y a déjà une vérité, une sagesse qui guide cette ligne de conduite : accepter que les autres n’ont pas les mêmes valeurs que nous, accepter qu’ils agissent de manière différente. En clair, reconnaitre que leur perception (Eh oui, encore elle) est différente de la nôtre. Elle n’est ni pire, ni meilleure, elle est simplement différente.

 

Le Karma, un principe éternel

Nous savons déjà qu’aucun de nos actes ne vient jamais sans sa conséquence proportionnée. C’est le principe éternel mieux connu sous le nom de karma, la formidable loi inéluctable de la cause et de l’effet. En physique, c’est aussi le principe de l’action et de la réaction, encore appelé troisième loi de Newton : tout corps A exerçant une force sur un corps B subit une force d’intensité égale, de même direction mais de sens opposé, exercée par le corps B.

Ça signifie que c’est notre propre nature qui détermine ce que nous définissons comme étant notre vie, nous déterminons nos valeurs en fonction de nous-même. La même chose s’applique à notre famille et à nos amis… chacun reçoit ce qu’il est – ni plus ni moins. Cette vérité nous dit pourquoi nous devons aider les gens et non les forcer à faire telle ou telle chose. Il est toujours bon de montrer l’exemple pour obtenir une réaction de la personne que l’on veut aider. Il n’est pas bon de la forcer à agir contre son gré, car la réaction que l’on risque d’obtenir a de grandes chances d’être négative. Il faut pousser la personne que l’on souhaite aider à apprendre et à grandir par elle-même et au-delà d’elle-même.

 

Une question d’ego

Comprendre ces vérités exige que nous reculions et arrêtions d’être, secrètement, sur le dos de tout le monde. Nous devons leur donner la place intérieure dont ils ont besoin pour grandir et se découvrir. La difficulté, ici, est que pour pouvoir donner aux autres la place dont ils ont besoin, nous devons tout d’abord faire assez de place en nous-mêmes.
Pour affirmer différemment cette même idée, nous devons nous retirer de nos lieux intérieurs habituels où siègent notre jugement, nos opinions et le fait de tout mieux savoir que quiconque. Nous avons toujours appelé cet endroit, devant être laissé derrière, notre « moi », notre ego.

Pour aider les autres, il faut commencer par mettre son ego dans sa poche !  C’est ainsi que nous aidons les autres à aller plus haut… en osant grandir au-delà de nous-mêmes.

Rappelez-vous que ce qui est bon pour vous ne l’est pas automatiquement pour les autres. Ce qui ne doit pas vous empêcher de leur venir en aide pour autant.